Syndicat du personnel enseignant du Collège Ahuntsic (FNEEQ-CSN)

Articles les plus récents

Une bande de Robin des bois en action dans le quartier Villeray – Le Québec a les moyens de viser la justice sociale

samedi 28 octobre 2017 par Coalition

Montréal, le 28 octobre 2017 – Des membres de groupes communautaires et populaires, de syndicats de l’enseignement, de la fonction publique, de la santé et services sociaux, du secteur privé, des groupes de femmes, des familles et d’autres personnes préoccupées par la justice sociale ont marché côte-à-côte cet après-midi sous les traits de Robin des bois. À l’appel de la Coalition Main rouge, ils et elles ont revendiqué que le gouvernement québécois réinvestisse massivement dans les services publics, les programmes sociaux et l’action communautaire autonome, menacés par des années de sous-financement et de compressions. Pour bien illustrer les besoins criants et la nécessité d’une meilleure répartition de la richesse, des sacs d’écus ont été déposés devant CLSC, écoles publiques, CPE, coopératives d’habitation et centre communautaire qui se trouvaient sur leur parcours.

« Le gouvernement dit que l’austérité est terminée : ce n’est pas vrai ! Malgré le virage que fait miroiter Philippe Couillard, le saccage continue » insiste Véronique Laflamme, co-porte-parole de la Coalition. Par exemple, les CPE doivent encore faire face à des compressions récurrentes de plus de 300 M$. Ces coupures affectent la qualité des services, aggravent la pression sur les éducatrices, elles qui sont déjà en surcharge de travail. Ces conditions touchent directement les enfants. « 20 ans après leur développement, les services de garde subventionnés sont menacés. Pour lutter contre les inégalités sociales, il faut agir dès la petite enfance , entre autres, en offrant suffisamment de places en CPE » continue Mme Laflamme

Malgré le nouveau discours de Carlos Leitao, les services publics ne sont toujours pas financés adéquatement rappelle la Coalition.  « Non seulement les derniers investissements en éducation, dans la santé et les services sociaux ne réparent pas les torts causés par les compressions, mais ils ne permettent même pas de couvrir la hausse des coûts d’année en année » rappelle Dominique Daigneault, aussi co-porte-parole de la Coalition. Les femmes font particulièrement les frais de ces décisions s’indigne-t-elle : « Quand le filet social se désagrège, ce sont souvent encore elles qui doivent prendre le relais pour prendre soin des malades, s’occuper des personnes aînées ou des enfants avec des besoins particuliers ». Les groupes sociaux rappellent que le mal-financement des autres services publics affecte aussi directement les services aux citoyennes et aux citoyens. Ils donnent en exemple les centres d’appels, la protection de la faune et de l’environnement et la BanQ.

La Coalition insiste également sur l’importance des groupes d’action communautaire autonome pour la vitalité du tissu social. Il y a un mois, 5 000 personnes ont encerclé l’Assemblée nationale pour demander un meilleur financement pour les organismes communautaires. Un récent sondage vient d’ailleurs de révéler que les groupes communautaires jouissent d’un solide appui de la population.

À trois semaines d’une mise à jour économique qui confirmera d’importants surplus, les groupes de la Coalition Main rouge soutiennent qu’il faut d’abord et avant tout renforcer le filet social affecté par des années de politiques néolibérales. Alors que le gouvernement du Québec doit déposer incessamment son prochain Plan de lutte à la pauvreté, ils y voient l’occasion de prouver qu’il veut réellement lutter contre les inégalités sociales, comme le promettait Philippe Couillard lors du récent remaniement ministériel. Pour ce faire, il devra mieux financer les programmes sociaux comme le logement social et l’aide sociale, dont le montant actuel ne permet pas la couverture des besoins de base.

Pour la Coalition, il est indispensable de revoir la fiscalité dans son ensemble dans une perspective de justice sociale plutôt que de promettre de nouvelles baisses d’impôts. Notamment à travers la tournée d’éducation populaire de sa campagne « Viser la justice sociale », la Coalition continuera à presser le gouvernement Couillard pour qu’il s’attaque réellement aux inégalités sociales.

-30-


Les groupes sociaux dénoncent l’hypocrisie derrière les nouvelles priorités du gouvernement Couillard – Manifestation pour la justice sociale, à Montréal ce samedi

lundi 23 octobre 2017 par Coalition

Montréal, le 22 octobre 2017 – La Coalition Main rouge, formée de regroupements communautaires de différents secteurs, d’organisations syndicales et féministes, dénonce les contradictions dans les nouvelles priorités énoncées par le gouvernement suite au remaniement ministériel. Alors que Philippe Couillard dit vouloir abaisser le fardeau fiscal tout en réduisant les inégalités sociales et en améliorant la qualité de vie des citoyens et des familles, la Coalition affirme que le gouvernement libéral met plutôt la table pour de nouvelles compressions puisqu’il ne s’engage pas à revoir la fiscalité. Active depuis 2010, la Coalition rappelle que les surplus record dont se vante le gouvernement ont été faits au prix de compressions qui continuent d’affecter la population. Pour en dénoncer les conséquences et demander un réinvestissement massif dans les services publics, les programmes sociaux et l’action communautaire autonome, la coalition organise une manifestation ce samedi 28 octobre à Montréal.

« Plutôt que de s’attaquer aux inégalités sociales, les politiques néolibérales, comme les plus récentes mesures d’austérité du gouvernement, les amplifient » souligne Véronique Laflamme, co-porte-parole de la Coalition. « Les baisses d’impôts profitent essentiellement aux mieux nantis et aux grandes entreprises. Elles contribuent aussi à créer artificiellement une « crise » des finances publiques en vidant les caisses de l’État, ce qui sert ensuite à justifier l’austérité. » souligne-t-elle. « Pendant ce temps, avec le recours accru à la tarification et à la marchandisation, la population peine à obtenir des services », rappelle Dominique Daigneault, également co-porte-parole de la Coalition. À titre d’exemples, la Coalition mentionne les frais multiples à débourser pour du matériel ou des activités parascolaires au primaire et au secondaire, la modulation des tarifs en CPE qui appauvrissent particulièrement les familles, la multiplication des soins de santé et services sociaux dispensés au privé qu’il faut payer, l’essor de la médecine entrepreneuriale ou encore les hausses de tarifs d’Hydro utilisées au détriment des ménages les plus pauvres.

« En plus des baisses d’impôt, le régime fiscal, qui valorise l’évitement fiscal et ferme les yeux sur l’évasion fiscale, nous prive collectivement de milliards de $. Cet argent pourrait être investi dans les écoles, dans les soins de santé, dans les services sociaux, la culture, la protection de l’environnement, les services de garde éducatifs subventionnés, le logement social, l’aide sociale et les groupes d’action communautaire autonome. On donne des cadeaux aux riches plutôt que de se préoccuper de notre développement social !» s’indigne Véronique Laflamme. Selon les membres de Main rouge, les solutions existent pour vraiment réduire les inégalités sociales : mieux répartir la richesse, revoir la fiscalité et réinvestir massivement dans les services publics, les programmes sociaux et l’action communautaire autonome. « Sans cela, le gouvernement Couillard ne peut pas améliorer les conditions de vie de la population et des familles comme il dit vouloir le faire, et la transformation en profondeur promise par le premier ministre risque de se résumer à un nouvel affaiblissement de notre filet social », mettent en garde les porte-parole.

À quelques mois d’un budget pré-électoral, la Coalition vient de lancer une vaste campagne sous le thème « Viser la justice sociale » afin de contrer le démantèlement du filet social et invite la population à une manifestation, le samedi 28 octobre, à Montréal. À quelques jours de l’Halloween, l’action se déroulera sous le thème de Robins des bois et sa bande et partira à 13h00 au Parc Villeray (coin Christophe-Colomb et Jarry). Des membres de groupes communautaires et populaire, de syndicats de l’enseignement, de la fonction publique, de la santé et services sociaux, du secteur privé ainsi que des groupes de femmes seront présents et viendront de différentes régions: Montréal, Estrie, Montérégie, Maurice-Centre-Du-Québec, Québec-Chaudière-Appalaches. La manifestation fera des arrêts devant des lieux significatifs du quartier Villeray afin de bien illustrer les conséquences des mesures d’austérité et les demandes de réinvestissements.

-30-

Pour informations :

Alexandra Pierre 438-838-2482
Véronique Laflamme 418-956-3403
www.nonauxhausses.org
@NonauxHausses
#ViserLaJusticeSociale


Grande manifestation le 28 octobre

mardi 3 octobre 2017 par Coalition

Après des années de politiques d’austérité, le gouvernement Couillard a annoncé un surplus record en 2017.

Malgré l’immense surplus budgétaire, le financement pour les services publics, les programmes sociaux et l’action communautaire autonome demeure largement insuffisant et ne répare même pas les dommages créés par les compressions des dernières années.

Les services publics sont menacés : ž Les coupes sévères en santé et en éducation ont grandement affecté les services à la population. ž Le désengagement envers les services de garde subventionnés a diminué la qualité des services. ž La modulation des tarifs a appauvri les familles.

Les programmes sociaux sont eux aussi largement sous-financés : ž Les prestations d’aide sociale permettent à peine de couvrir la moitié des besoins de base. ž Le trop peu de logements sociaux construits chaque année ne peut répondre aux besoins.

Les mesures d’austérité ont aussi augmenté la pression sur les groupes d’action communautaire autonome qui souffrent depuis longtemps d’un sous-financement chronique.

Services publics, programmes sociaux et action communautaire autonome : on continue de piller notre trésor collectif !

Nous avons les moyens d’y réinvestir massivement : non seulement les surplus sont gigantesques, mais le gouvernement peut aller chercher des milliards de $ avec des mesures fiscales plus équitables, comme celles proposées par la Coalition Main rouge.

Le 28 octobre, joignez-vous à la bande de Robin des bois de la Coalition Main rouge pour revendiquer le réinvestissement massif dans les services publics, les programmes sociaux et l’action communautaire autonome ! 

Rassemblement à 13h00, au Parc Villeray, quartier Villeray, à Montréal.
Au coin Jarry et Christophe-Colomb (métro Jarry)

 

Matériel de mobilisation:


Campagne « Viser la justice sociale. Récupérer notre trésor collectif »

jeudi 7 septembre 2017 par Coalition

Nos services publics se détériorent
Nos programmes sociaux sont démantelés
L’action communautaire autonome est sous-financée

Après des années de politiques d’austérité, le gouvernement Couillard a annoncé un surplus budgétaire de 4,5 milliards $ en 2017. Il s’agit d’un des surplus les plus importants de l’histoire du Québec, réalisé au détriment de la majorité de la population et au prix de l’affaiblissement de son filet social.

Malgré l’immense surplus budgétaire, le financement prévu pour les services publics, les programmes sociaux et l’action communautaire autonome demeure largement insuffisant et ne répare même pas les dommages créés par les compressions des dernières années.

Les services publics sont toujours menacés. En éducation, il ne permet pas de couvrir la hausse des coûts d’année en année (salaires, entretien, etc.). Aussi, le recours accru à la tarification limite de plus en plus l’accessibilité. En santé et services sociaux, le financement du réseau public a subi des coupes sévères, ce qui a grandement affecté les services à la population. Le désengagement envers les services de garde subventionnés (compressions, stagnation de la création de nouveaux CPE) a diminué la qualité de l’ensemble des services. La modulation des tarifs a appauvri les familles.

Les programmes sociaux sont eux aussi largement sous-financés. Par exemple, les prestations d’aide sociale permettent à peine de couvrir la moitié des besoins de base, tels que se loger, se nourrir, se vêtir et se déplacer. Les dernières réformes de l’aide sociale, comme l’instauration du Programme Objectif Emploi tendent à rendre cette aide de dernier recours toujours plus conditionnelle et insuffisante. Le trop peu de logements sociaux construits chaque année ne peut répondre à la demande croissante des personnes qui sont incapables de payer les coûts prohibitifs des logements offerts sur le marché privé. Les prestations de retraite ne permettent pas de sortir de la pauvreté, surtout pour les femmes qui, souvent, comptent des périodes hors du marché du travail.

La détérioration des services publics et des programmes sociaux fait particulièrement mal aux personnes les plus vulnérables de notre société. Pour plusieurs d’entre elles, les organismes d’action communautaire autonome sont le dernier maillon du filet social auquel elles ont concrètement accès. Or, les mesures d’austérité ont plusieurs impacts sur les organismes  communautaires. D’autant plus qu’ils souffrent depuis plusieurs années d’un sous-financement chronique.

Les politiques néolibérales amplifient grandement les inégalités sociales.

Nous refusons ces choix! Nous devons faire autrement. Nous en avons les moyens !

Mobilisons-nous pour sauvegarder et développer notre filet social.

Lisez le dépliant (pour consultation sur le web seulement, versions imprimables ci-bas) présentant la campagne Viser la justice sociale. Récupérer notre trésor collectif.

Matériel d’information et de visibilité:

Outils pour les formation ou les ateliers d’éducation populaire:


Viser la justice sociale ! Les groupes sociaux relancent l’offensive pour la sauvegarde du filet social

jeudi 7 septembre 2017 par Coalition

Montréal, le 7 septembre 2017 – Sous les traits de Robin des bois, plus de 200 personnes ont symboliquement pris d’assaut le gouvernement de Philippe Couillard ce midi, devant le Centre de commerce mondial de Montréal. La Coalition Main rouge lance ainsi une nouvelle campagne pour contrer le démantèlement du filet social. Intitulée « Viser la justice sociale. Récupérer notre trésor collectif », cette campagne prend son envol alors que Québec vient d’encaisser un surplus budgétaire record de 4,5 milliards.

Formée d’organisations communautaires, syndicales, féministes et étudiantes, la Coalition rappelle que ce surplus record a été réalisé au détriment de la majorité de la population et au prix de l’affaiblissement de son filet social. Elle demande un réinvestissement massif dans les services publics, les programmes sociaux et l’action communautaire autonome.

« Le financement prévu pour les services publics, les programmes sociaux et l’action communautaire autonome demeure toujours largement insuffisant. Avec ce que le gouvernement a annoncé lors du dernier budget, on est très loin de réparer les sérieux dommages que le gouvernement a causés avec les dernières années d’austérité», rappelle Dominique Daigneault, également co-porte-parole de la Coalition Main rouge. La Coalition rappelle que le dernier budget ne permet même pas de couvrir la hausse normale des coûts de système en santé et services sociaux : les services à la population seront encore lourdement affectés, notamment en prévention, dans le domaine des services sociaux et des services aux aînés. En éducation, les dégâts majeurs qui ont été provoqués nécessiteront des réinvestissements beaucoup plus importants. Quant au parti pris du gouvernement pour les garderies privées et à son désengagement envers les services de garde éducatifs subventionnés, il a contribué à réduire significativement la qualité des services à la petite enfance, secteur dans lequel des réinvestissements massifs devront aussi être faits.

« Pendant ce temps, le recours accru à la tarification et à la marchandisation des services limitent de plus en plus l’accessibilité des services publics », rappelle Dominique Daigneault. À titre d’exemples, la Coalition mentionne l’augmentation des frais de scolarité postsecondaires, les frais multiples à débourser pour du matériel ou pour des activités parascolaires, la modulation des tarifs en CPE qui appauvrissent particulièrement les familles, la multiplication des soins de santé et services sociaux dispensés au privé ou encore les hausses de tarifs d’Hydro utilisées pour renflouer les coffres de l’État au détriment des ménages les plus pauvres.

Le sous-financement des programmes sociaux contribuent également à affaiblir le filet social que la population du Québec s’est donné. « Bien que les prestations d’aide sociale permettent de couvrir à peine la moitié des besoins de base, les dernières réformes ont ajouté à chaque fois des nouvelles conditions d’éligibilité à une aide supposée être de dernier recours », illustre Véronique Laflamme. « Quant au logement social, les investissements du dernier budget Leitão, permettent tout juste de rattraper les coupures des deux années précédentes, alors que les besoins sont criants ». Pour les personnes marginalisées, les organismes d’action communautaire autonome sont souvent l’ultime ressource. Or, les mesures d’austérité ont augmenté la pression sur ces groupes, lesquels souffrent depuis plusieurs années d’un sous-financement chronique.

« Les politiques néolibérales, comme les plus récentes mesures d’austérité, ont mis à mal notre filet social et amplifié grandement les inégalités sociales au Québec. Alors que le Québec nage dans les surplus record, il est grand temps de renverser la vapeur », s’indigne Véronique Laflamme. Pour les membres de la Coalition Main rouge, il s’agit clairement de choix politiques : non seulement les surplus sont gigantesques, mais le gouvernement peut aller chercher des milliards $ via les mesures fiscales qu’ils proposent.

« À quelques mois d’un budget pré-électoral, la campagne « Viser la justice sociale » a pour objectif d’augmenter la pression : le gouvernement Couillard doit effectuer des choix qui bénéficieront enfin au 99 % de la population et qui contribueront à réduire les inégalités sociales », conclue Mme Laflamme.

En plus d’une campagne d’éducation populaire via des formations offertes dans divers milieux et dans toutes les régions, la Coalition annonce une grande manifestation, le samedi 28 octobre à Montréal. Un dépliant d’information est disponible en ligne..

-30-

Pour informations :

Véronique Laflamme, 418 956-3403
Alexandra Pierre, 438-838-2482
www.nonauxhausses.org


La Coalition Main rouge lance une nouvelle campagne pour contrer le démantèlement du filet social

mercredi 6 septembre 2017 par Coalition

Montréal, le 6 septembre 2017 – Demain, à l’occasion d’une action éclair devant les bureaux du ministre des Finances Carlos Leitão, la Coalition Main rouge, formée d’organisations communautaires, syndicales, féministes et étudiantes de divers horizons lancera une nouvelle campagne pour contrer le démantèlement du filet social. Intitulée « Viser la justice sociale. Récupérer notre trésor collectif », cette campagne prendra son envol alors que Québec vient d’encaisser un surplus budgétaire record de 4,5 milliards $. Les mouvements sociaux estiment que des réinvestissements massifs dans les services publics, les programmes sociaux et l’action communautaire autonome sont nécessaires pour réparer les dégâts causés par les dernières années d’austérité.

Quoi : Rassemblement et point de presse

Où : 747, rue du Square-Victoria

Date : jeudi le 7 septembre 2017

Heure : 11h30

Qui : Dominique Daigneault et Véronique Laflamme, co-porte-parole de la Coalition Main rouge.

-30-

Pour informations :

Véronique Laflamme, 418 956-3403
Alexandra Pierre, 438-838-2482
www.nonauxhausses.org

La Coalition main rouge est formée d’organisations syndicales, féministes, communautaires, étudiantes et populaires. Elle se mobilise depuis 2009 pour garantir l’accès à des services publics universels et de qualité, indispensables au respect et la réalisation des droits humains pour toutes et tous. Afin d’y arriver, la coalition lutte contre l’austérité et pour une meilleure répartition de la richesse par une fiscalité plus juste, entre autres en proposant 20 mesures qui totalisent 10 milliards $ par année. Elle revendique un réinvestissement massif dans les services publics, les programmes sociaux et l’action communautaire autonome.

 

 


Paradis fiscaux : Manifestation devant le bureau montréalais du premier ministre Trudeau pour réclamer des actions vigoureuses

lundi 3 avril 2017 par Coalition

Montréal, le 3 avril 2017 – Aujourd’hui à Montréal, à l’initiative de l’association ATTAC-Québec, des groupes sociaux et syndicaux, ainsi que des citoyennes et citoyens, pressent le gouvernement Trudeau de lutter plus efficacement contre les paradis fiscaux. Et puisque la ministre du Revenu national se targue de viser les gros poissons qui pratiquent l’évasion ou l’évitement fiscal, ils auront de beaux poissons d’avril symboliques avec eux pour porter leurs revendications.

Le collectif Échec aux paradis fiscaux, la Coalition Main rouge, la Fédération autonome de l’enseignement, le Conseil central Montréal métropolitain de la CSN et le Syndicat de l’enseignement de l’Ouest de Montréal, entre autres, ont participé à la manifestation qui a réunit près de 150 personnes devant le 1100, boulevard Crémazie Est, ce midi.

« Nous manifestons aujourd’hui parce que c’est il y a un an jour pour jour que les Panama Papers étaient divulgués, ce qui a contribué à révéler l’immense scandale que représentent les paradis fiscaux dans le monde. La date du 3 avril a donc été choisie pour souligner la Journée internationale contre les paradis fiscaux, que comptent rendre annuelle l’Alliance mondiale pour la justice fiscale et ses partenaires dont nous sommes. Ce projet est un fruit du Forum social mondial de Montréal 2016 (lire cette déclaration) », indique Claude Vaillancourt, président d’ATTAC-Québec.

Quelques jours après le dépôt des budgets, les groupes sociaux s’inquiètent du manque de sérieux avec lequel Ottawa et Québec interviennent pour contrer l’évitement fiscal et l’évasion fiscale. « Il faut entre autres que ceux qui organisent l’évitement fiscal des plus riches et des multinationales, les KPMG de ce monde, soient mis au pas, car ces pratiques privent nos États de revenus essentiels pour assurer un financement adéquat de nos programmes sociaux et de nos services publics », déclare Véronique Laflamme, porte-parole de la Coalition Main rouge.

Le collectif Échec aux paradis fiscaux presse pour sa part le gouvernement Trudeau d’agir beaucoup plus vigoureusement sur plusieurs fronts, afin de contrer le recours aux paradis fiscaux. « Il doit modifier les lois, les réglementations et les conventions fiscales pour réduire les possibilités d’évitement. Il doit devenir un réel chef de file dans les discussions internationales portant sur la mise en place de véritables solutions. En 2017, après toutes les fuites médiatiques et avec les statistiques montrant la hausse fulgurante du phénomène, il est inacceptable que le gouvernement se contente de timides mesures sans réels effets contre le recours aux paradis fiscaux. Il doit agir vigoureusement! », conclut Louise Chabot, présidente de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ) et porte-parole du collectif Échec aux paradis fiscaux.

Ailleurs dans le monde, les groupes partenaires de l’Alliance mondiale pour la justice fiscale se mobilisent aussi aujourd’hui. Son site globaltaxjustice.org fournit une foule d’informations à ce sujet.

– 30 –

 

Renseignements

 
Jean-Patrick Reysset
ATTAC-Québec
Téléphone : 514 241-0400

Claude Vaillancourt
Président d’ATTAC-Québec
Téléphone : 514 576-1355

Christine Marceau
Attachée de presse CSQ
Téléphone :514 235-5082


Lutte contre l’évitement et l’évasion fiscale : Blocage de bureaux à Montréal

mardi 21 février 2017 par Coalition

Montréal, le 21 février 2017 – À l’appel de la Coalition Main rouge, plus de 200 personnes ont pris d’assaut les quatre grandes firmes internationales qui dominent le lucratif secteur de l’évasion fiscale : PricewaterhouseCoopers (PwC), KPMG, Deloitte et Ernst & Young. La mobilisation a débuté tôt ce matin par un blocage complet des bureaux montréalais de PwC, puis de Deloitte une autre firme encourageant l’évasion et l’évitement fiscal. À quelques semaines du prochain budget Leitao, la Coalition demande au ministre des Finances de lutter plus efficacement contre l’évitement et l’évasion fiscale afin que les entreprises et les plus riches contribuent davantage au financement des services publics, des programmes sociaux et de l’action communautaire autonome. En luttant plus sérieusement contre ce phénomène, l’État pourrait récupérer 740 millions $ qui lui échappent chaque année.

Alors que les surplus budgétaires de Québec pour l’année 2015-2016 ont été de 3,6 milliards, incluant les sommes versées au Fonds des générations, les membres de la Coalition Main rouge, qui regroupe des syndicats, des groupes communautaires, des associations étudiantes et des groupes de femmes, préviennent le gouvernement Couillard qu’elle ne se contentera pas des maigres investissements annoncés en santé et en éducation. La Coalition rappelle que les conséquences des politiques néolibérales continuent de se faire sentir dans l’ensemble des services publics, notamment dans la protection de l’environnement et les services gouvernementaux de proximité en région, et dans les programmes sociaux. « Le gouvernement s’attaque aux plus vulnérables, notamment les personnes en situation de pauvreté et les personnes âgées », dénonce Véronique Laflamme, organisatrice communautaire au FRAPRU et co-porte-parole de la Coalition. « Pendant qu’on coupe dans les CPE, dans le logement social et l’aide sociale, les inégalités sociales s’accroissent, mais les grandes entreprises financières, elles, continuent de s’enrichir sans contribuer leur juste part pour la collectivité », contraste-t-elle.

« Les sommes annoncées par le ministre des Finances sont insuffisantes pour réparer les dégâts causés par les coupes des dernières années dans les écoles publiques et dans l’ensemble du système d’éducation », lance Alain Marois, vice-président de la Fédération autonome de l’enseignement et co-porte-parole de la Coalition. « Si les profs se mobilisent pour une action de désobéissance civile, c’est qu’ils en ont le ras-le-bol du peu de moyens avec lesquels ils et elles doivent enseigner et du manque de services pour leurs élèves, jeunes et adultes », poursuit-il. « Dans le réseau de la santé et des services sociaux, les coupes font mal et c’est la mission même des services publics qui est en danger », ajoute Dominique Daigneault, présidente du Conseil central du Montréal métropolitain de la CSN et également co-porte-parole de la Coalition. « Le manque à gagner pour la santé et les services sociaux est d’au moins 1 milliard $ » rappelle-t-elle, réclamant du même souffle un réinvestissement adéquat pour améliorer l’accessibilité et la qualité des services à la population dès le prochain budget.

Outre la lutte contre l’évasion fiscale, la Coalition a identifié d’autres mesures fiscales à mettre en place pour mieux financer les services publics, les programmes sociaux et l’action communautaire autonome : réinstaurer la taxe sur le capital pour les banques ; augmenter le nombre de paliers d’imposition ; imposer davantage les dividendes et les gains en capital, au même titre que les revenus de travail ; et augmenter les impôts des grandes entreprises plutôt que de les diminuer encore. La Coalition demande au gouvernement de mettre en place ces mesures, totalisant 4 milliards $, dès 2017.

En plus des actions de blocage à Montréal, des mobilisations régionales auront également lieu en Estrie et au Saguenay-Lac-Saint-Jean plus tard en matinée.

-30-

 

Pour plus d’informations :

Véronique Laflamme, (418) 956-3403
Coalition Main rouge
www.nonauxhausses.org


Blocage le 21 février – La Main rouge à l’assaut du « Big four »

jeudi 1er décembre 2016 par Coalition
Téléchargez l'affiche en format PDF

Téléchargez l’affiche en format PDF

Au moment où il annonçait des surplus budgétaires de 1,7 milliards$, en décembre dernier, le gouvernement Couillard a lancé quelques maigres promesses d’investissements en santé et en éducation.

Les sommes annoncées sont insuffisantes pour réparer les dégâts causés par les coupes des dernières années. Les politiques d’austérité ont saccagé le système de santé, asphyxié le monde de l’éducation, détruit le filet social et se sont attaquées aux plus vulnérables d’entre nous. Les inégalités sociales ont continué de s’accroître.

Pendant ce temps, le gouvernement québécois se fait complice du Big Four (EY, KPMG, PWC et Deloitte), quatre grandes compagnies internationales qui facilitent et encouragent l’évasion fiscale et l’évitement fiscal des plus riches et des grandes entreprises. Or, en luttant plus sérieusement contre ce phénomène, il pourrait récupérer 740 millions $ qui échappent aux caisses de l’État chaque année.

Devant un gouvernement qui fait la sourde oreille, une seule solution s’impose: augmenter la pression pour le forcer à aller chercher l’argent qui nous échappe.  Le 21 février prochain, on s’attaque directement à l’un des centres nerveux de l’évasion fiscale et de l’évitement fiscal à Montréal et on revendique un réinvestissement massif dans les services publics, les programmes sociaux et l’action communautaire autonome.

Quand?

le 21 février à 7h30

Où? 

Rassemblement Place du Canada à Montréal

Inscriptions

Afin de planifier le déroulement de l’action, nous vous demandons de remplir sans fautes, AVANT le 10 février, le formulaire d’inscription destiné aux groupes. Vous pouvez donc y indiquer le nombre de membres de votre organisation qui y seront. Notez qu’un formulaire pour les personnes venant seules est également disponible, mais il n’est PAS nécessaire de le remplir si vous nous transmettez celui destiné aux groupes.

Formations en désobéissance civile

Pour se préparer à l’action de blocage, des formations en désobéissance civile seront offertes à Montréal et à Québec.

  • À Montréal:
    • Le 16 janvier 2017, 14h, à la salle 100 du centre saint-pierre (1212 Rue Panet – métro Beaudry) ;
    • Le 18 janvier 2017, 18h30, à la salle 100 du centre saint-pierre (1212 Rue Panet – métro Beaudry);
    • Le 16 février, 14h, au Centre Saint-Pierre (salle 200)
  • À Québec: le 31 janvier 2017, 13h00, salle 3 du Conseil central de Québec Chaudière-Appalaches (CSN) (155, boulevard Charest Est, bureau 200).

Un évènement Facebook a été créé pour l’occasion. N’hésitez pas à le partager.

Matériel de mobilisation

Une affiche, un tract et un évènement Facebook ont été créés. N’hésitez pas à les diffuser massivement.


Retour sur la conférence du 29 novembre 2016 « Solutions fiscales : Nous avons les moyens de faire autrement »

jeudi 1er décembre 2016 par Coalition

Nous avons les moyens de faire autrement !

Le 29 novembre 2016, le Comité Solutions fiscales de la Coalition Main rouge tenait une conférence intitulée « Solutions fiscales : nous avons les moyens de faire autrement ». Cet événement a permis de démontrer la crédibilité de nos solutions fiscales comme alternative forte à l’austérité actuelle, de nourrir l’analyse des journalistes en vue du prochain budget et d’occuper le terrain de nos adversaires idéologiques en organisant un événement public sur la « fiscalité autrement ». Élisabeth Gibeau, Eve-Lyne Couturier, Ianik Marcil, Éric Pineault et Chantal Santerre étaient les conférenciers invités. Le programme peut être consulté ici.

De plus, plusieurs groupes en lutte actuellement au Québec ont été invités à s’initier à notre discours sur les solutions fiscales : CPE, employés municipaux, groupes du secteur de la santé, etc. Outre la présence appréciée de nombreux membres de la Coalition et de leurs alliés, soulignons aussi la participation de Martine Ouellet, députée du Parti québécois dans Vachon, accompagnée de son attaché politique, de même que celle des trois attachées politiques de Québec solidaire, de l’essayiste Normand Baillargeon et de Jean Rochon, ancien ministre de la Santé et allié dans la lutte pour un régime 100% public d’assurance médicaments. Madame Ouellet a promis d’utiliser le document 10 milliards de solutions à l’Assemblée nationale et désire que le Comité vienne parler des solutions fiscales à l’ensemble des députés du Parti québécois.

Une partie de l’événement était diffusée en direct sur la page Facebook de la Coalition (plus de 730 personnes ont depuis cliqué pour en écouter un extrait). Vous pouvez voir l’intégralité de la conférence ici:

1er panel : Des mythes à déconstruire

  • «Il y a urgence de rembourser la dette» Chantal Santerre, coauteure du livre La dette du Québec : vérités et mensonges (M Éditeur, 2016)
  • «Il faut créer de la richesse AVANT de la redistribuer» Éric Pineault, économiste, sociologue et membre du Collectif d’analyse de la financiarisation du capitalisme avancé (CAFCA)
  • «L’austérité est un passage obligé» Eve-Lyne Couturier, chercheuse, Institut de recherche et d’informations socio-économiques (IRIS)

2eme panel: Nous avons les moyens de faire autrement

Présentation des principales solutions fiscales de la Coalition par:

  •  Chantal Santerre, membre du comité Solutions fiscales de la Coalition, comptable, enseignante au collégial et membre du CA d’ATTAC-Québec
  • Elisabeth Gibeau, membre fondatrice du comité Solutions fiscales de la Coalition et analyste en matière de politiques sociales et fiscales pour l’Union des consommateurs
  • Ianik Marcil, économiste indépendant et chroniqueur

Revue de presse:

L‘article rédigé pour la revue Relations a été publié dans Le Devoir, et une lettre ouverte intitulée « Patates en poudre: nous avons les moyens de faire autrement » a été publiée dans le journal Métro (ci-bas).

 

 

 

 

 

Bref, nous avons fait entendre parler de nos vingt solutions fiscales ! Vous pouvez d’ailleurs consulter le tableau à jour ici.

Un gros gros merci au comité organisateur !

 


Accueil | Contact | Plan du site | | Statistiques du site | Visiteurs : 227847

Suivre la vie du site fr    ?    |    titre sites syndiques OPML   ?

Site réalisé avec SPIP 3.1.4 + AHUNTSIC

Creative Commons License

Visiteurs connectés : 0