Syndicat du personnel enseignant du Collège Ahuntsic (FNEEQ-CSN)

Articles les plus récents

Est-ce équitable d’accorder un crédit d’impôt sur les gains en capital ?

mardi 12 février 2013 par Kim

Le gouvernement Marois devait modifier le crédit d’impôt sur le gain en capital afin que les contribuables incluent les trois quarts (75 %), au lieu de la moitié, de leurs gains en capital dans leur déclaration de revenus. Dans son budget de novembre dernier, le gouvernement a préféré le statu quo, ce qui fait en sorte que 50 % des revenus tirés de la spéculation ne sont pas imposés.

 

Cette mesure est discriminatoire puisqu’elle confère un avantage indu aux contribuables qui peuvent profiter de ce type de revenu. C’est comme si chacun de nous payait de l’impôt que sur la moitié de son salaire ! Pourquoi ce privilège aux individus qui ont les moyens !

 

Rappelons que le gain en capital est le profit réalisé à la vente d’une action, d’une obligation, d’un terrain, d’un immeuble autre que la résidence principale .

 

Cette mesure coûte cher à l’État (416 millions $ en 2011) et permet que 50 % de l’argent tiré d’activités spéculatives restent dans les poches des individus, souvent à l’aise financièrement, et ne profitent pas à la collectivité. Cet avantage fiscal favorise une minorité bien nantie : 57 % de tous les gains en capital ont été empochés par le 1,5 % des contribuables qui gagnent plus de 150 000 $ par année.

 

Dans un contexte où le déficit zéro est un objectif dit incontournable et où les citoyens ordinaires ont vu les taxes et les tarifs augmenter, il est surprenant que le gouvernement se prive volontairement de revenus importants.

 


30 janvier 2013 – Les groupes sociaux retournent la facture de l’austérité budgétaire à Pauline Marois – Manifestation « Ce sont encore les mêmes qui vont payer, pour un budget d’austérité ! »

mercredi 30 janvier 2013 par Kim

Montréal, le 30 janvier 2013–À moins de deux semaines de la rentrée parlementaire et du début de l’étude des crédits budgétaires, la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics demande de nouveau au gouvernement Marois de renoncer à sa stratégie qui prône l’austérité budgétaire. Pour bien se faire comprendre, elle a tenté, ce midi, de lui livrer une facture géante.

Force est de constater que les mesures du budget Marceau poursuivent la ligne tracée par le précédent gouvernement libéral, et ce malgré les nombreuses critiques adressées. Ces mesures appauvriront une grande partie de la population, qui fait déjà les frais des politiques régressives des dernières années, rappelle la Coalition. « Ces mesures d’austérité vont également affecter durablement les services publics » affirme Denis Létourneux, vice-président de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE). Les membres de la Coalition sont effectivement d’avis que de continuer à privilégier les compressions et la tarification des services publics ne peut que conduire à une réduction de leur accessibilité. Ne pas avoir accès aux services publics, ça aussi ça contribue à creuser les inégalités et ça entraine inévitablement une société à deux vitesses ». La Coalition note que même les grandes organisations néolibérales reconnaissent maintenant que les politiques de réduction des dépenses publiques mises en applications dans plusieurs pays ont eu, jusqu’à présent, des conséquences très négatives sur la population.

« Pourtant, le Parti Québécois avait d’autres choix, il a lui-même proposé quelques pistes fiscales visant à faire contribuer davantage les mieux nantis aux finances publiques lors de la campagne électorale, mais il y a renoncé afin de ne pas déplaire aux agences de notation », s’indigne M. Letourneux,  rappelant que la Coalition a déjà proposé plusieurs solutions fiscales permettant de financer adéquatement les services publics sans avoir recours aux compressions et à la tarification.

Les groupes sociaux sont particulièrement inquiets de la hausse des tarifs du bloc patrimonial d’hydroélectricité qui s’ajoutera, dès 2014, aux hausses soumises annuellement à la Régie de l’énergie. C’est pour cette raison que la manifestation s’est terminée devant le siège social de la société d’état ou des dizaines de copies de factures annotées de l’inscription « mauvais.e.s destinataires » ont été remises symboliquement à Hydro-Québec.

La Coalition souligne que ces hausses toucheront de plein fouet les ménages à faibles revenus, nombreux à vivre dans des logements mal -isolés. « En 2011, Hydro-Québec a engendré des profits de 2,6 milliards de dollars. Pendant ce temps, c’est plus de 50 000 familles qui ont été débranchées, faute de pouvoir payer leur facture», a rappelé Amélie Châteauneuf du Front commun des personnes assistées sociales du Québec au moment de l’action symbolique.


Ce sont encore les mêmes qui vont payer, pour un budget d’austérité !

lundi 14 janvier 2013 par Kim

Manifestons ensemble, le 30 janvier, à l’appel de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics.

L’an dernier, ce sont plus de 50 000 familles qui ont été débranchées par Hydro-Québec. Pourtant, le Parti Québécois a tout de même choisi d’aller de l’avant avec le projet libéral de hausse des tarifs d’électricité. N’est-il pas étonnant de voir qu’après la plus grande mobilisation sociale des dernières années, le nouveau gouvernement n’ait pas saisi que nous réclamions un Québec plus juste et progressiste? En effet, celui-ci s’est empressé de reculer sur presque toutes ses promesses les unes après les autres. Le retrait de la taxe santé, l’abolition de la hausse des tarifs d’électricité ou la hausse des redevances minières sont autant de mesures promises qui sont absentes du premier budget péquiste. Plutôt que d’agir sur ce qui avait été promis, le gouvernement Marois a plutôt choisi de nous concocter un énième budget libéral sous le signe de compressions budgétaires et de mesures fiscales régressives.

Le printemps dernier nous l’aura montré : les mouvements populaires permettent des victoires concrètes. En effet, l’une des seules promesses que le Parti Québécois aura respectées suite à son élection est l’annulation de la hausse des frais de scolarité. À nos yeux, il apparaît ainsi évident qu’il ne nous reste qu’une façon de faire en sorte que les péquistes reviennent sur leurs décisions de hausser les tarifs d’électricité, de maintenir la taxe santé ou d’imposer une indexation des frais de scolarité après le Sommet sur l’éducation: prendre la rue. C’est pourquoi la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics vous invite à venir rappeler au Parti Québécois ses promesses.

Rendez-vous devant le bureau de Pauline Marois, coin McGill et Sherbrooke;
Mercredi le 30 janvier à 11h30!

Une soupe sera servie à la fin de la manifestation.

Téléchargez le tract de la manifestation
Download the flyer

L’événement facebook de la manifestation se trouve au lien suivant : https://www.facebook.com/events/435476323190976/


Réaction de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics au budget Marceau / Un autre budget injuste !

mardi 20 novembre 2012 par Kim

La Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics, formée de 140 groupes sociaux, est profondément déçue du budget présenté aujourd’hui par le nouveau gouvernement. « Non seulement le Parti Québécois maintient deux des trois mesures de tarification régressives les plus injustes annoncées par le Parti Libéral, mais il maintient le quasi statu quo en matière de fiscalité », s’insurge Véronique Laflamme une des porte-parole de la Coalition qui accuse le nouveau gouvernement de suivre les pas tracés par son prédécesseur.

La Coalition est particulièrement scandalisée que le ministre maintienne non seulement la contribution santé, mais revienne aussi sur sa promesse, pourtant réitérée au début du mois, d’abolir la hausse des tarifs du bloc patrimonial d’hydro-électricité a prévue pour 2014 par l’ancien gouvernement. Le gouvernement joue sur les mots en annonçant que la hausse est annulée et qu’elle sera remplacée pas une indexation au coût de la vie. «  Il s’agit bel et bien d’une hausse, régressive en plus, car elle pèsera beaucoup plus lourd sur les ménages à faible et à modeste revenus et elle s’ajoutera aux hausses soumises annuellement à la Régie de l’énergie ».

 

« Pourquoi le gouvernement s’obstine-t-il à imposer une hausse de tarifs et une taxe santé compliquée plutôt que de simplement récupérer les mêmes montants par des hausses d’impôts des particuliers à haut revenu et une augmentation de la contribution fiscale des entreprises? Si le ministre voulait être équitable, c’est ce qu’il aurait fait », rappelle la porte-parole en ajoutant que c’est la manière véritablement progressive de financer les services publics et les programmes sociaux.

 

La Coalition est surprise de la très grande timidité du gouvernement en matière de fiscalité. Elle remarque particulièrement que le budget 2013-2014 ne prévoit aucune hausse des redevances minières. Le gouvernement se contente d’annoncer une consultation sur la révision du régime minier, se privant de plusieurs millions $ pour les prochains mois. Il ne prévoit pas non plus la remise en place de la taxe sur le capital pour les entreprises financières qui permettrait d’aller chercher 2 milliards $ par année. Le budget ne prévoit pas non plus l’imposition à 75 % des gains de capital au lieu de 50 %, comme le Parti Québécois s’y était engagé en campagne électorale. Bien que la hausse de un palier d’imposition pour les contribuables gagnant plus de 100 000 $, une des 17 alternatives fiscales mises de l’avant par la Coalition, soit un premier pas dans cette direction, la Coalition s’inquiète que les sommes amassées soient allouées au Fonds de financement des établissements de santé et de services sociaux, un fonds dédié, soumis à des règles particulières, plutôt qu’au budget général du Québec.

 

Dans ce contexte, la Coalition est également inquiète que le gouvernement veuille à tout prix rétablir l’équilibre budgétaire pour 2013-2014 en procédant à une limitation assez drastique de la croissance des dépenses de programmes, la plus basse en 14 ans à 1.8%, qui se traduira invariablement par des compressions qui affecteront la qualité et l’accessibilité des services publics déjà mis à mal. « Le ministre des Finances dit vouloir résorber l’impasse budgétaire, mais il se prive de revenus importants dont il aurait pu bénéficier en instaurant une plus grande progressivité de l’impôt et en augmentant la contribution des entreprises aux finances publiques », remarque Véronique Laflamme.

 

Le ministre Marceau affirme « rétablir la justice fiscale » et défendre la classe moyenne, mais c’est loin d’être le cas selon la Coalition qui l’accuse de manquer de courage, de ménager la chèvre et le chou et de vouloir plaire d’abord aux investisseurs au détriment de la majorité de la population. « Rétablir la justice fiscale, c’est redistribuer la richesse, c’est faire contribuer davantage les mieux nantis et les grandes entreprises qui bénéficient de surcroit de nouveaux crédits d’impôts, c’est se donner les moyens comme société de s’offrir des services publics accessibles et de qualité, c’est lutter contre les inégalités sociales, c’est respecter les droits économiques et sociaux de tous et toutes comme celui à un niveau de vie suffisant et, malheureusement, le nouveau gouvernement semble avoir refusé de faire ces choix», conclut la porte-parole de la Coalition.


Redistribuer la richesse… au lieu d’appliquer des mesures d’austérité

samedi 10 novembre 2012 par Kim

Sherbrooke, le 10 novembre 2012 – À dix jours du premier budget du gouvernement Marois, la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics a manifesté devant la Conférence nationale des présidents et des présidentes de circonscription du Parti Québécois qui se déroulait à Sherbrooke. Elle a demandé au gouvernement péquiste de renoncer à répondre aux défis financiers du Québec par l’entremise d’une austérité budgétaire qui ne ferait qu’accroitre les inégalités et les tensions sociales.

 

Pour la Coalition, la solution passe plutôt par la redistribution de la richesse. Elle réclame donc que le budget Marceau mette en application deux mesures promises par le PQ durant la campagne et auxquelles il a renoncé depuis, soit l’ajout de deux paliers d’imposition pour les contribuables plus fortunés et l’imposition à 75 % des gains de capital au lieu de 50 %, comme c’est le cas présentement. Elle estime par ailleurs que le gouvernement pourrait aller encore plus loin, en adoptant 18 alternatives fiscales réalistes et réalisables qu’elle lui a fait connaître.

 

Selon la Coalition, l’adoption de telles alternatives dans le prochain budget permettrait au ministre des Finances, Nicolas Marceau, d’annoncer un financement beaucoup plus adéquat des services publics, de même que des mesures ambitieuses de lutte contre la pauvreté, dont un rehaussement substantiel des prestations d’aide sociale et un financement accru du logement social. Elle lui fournirait également les moyens de respecter d’autres promesses péquistes de la dernière campagne, dont l’abandon total de la Taxe santé et celui de la hausse majeure des tarifs d’électricité annoncée par l’ancien gouvernement pour 2014. L’augmentation des frais de scolarité pourrait enfin être abandonnée une fois pour toutes.

 

Les membres de la Coalition, issus du mouvement populaire, communautaire, syndical, féministe et étudiant estiment que le budget fournit l’occasion au gouvernement Marois d’effacer sa volte-face récente sur la Taxe santé. Dans les jours suivant l’élection du dernier gouvernement, la Coalition avait d’ailleurs pris la peine de souligner avec enthousiasme la volonté affirmée du Parti Québécois d’abolir cette taxe régressive et injuste. Par le rassemblement d’aujourd’hui, la Coalition souhaite donc témoigner de sa grande déception à l’égard de cette décision malheureuse, mais également démontrer sa détermination à poursuivre sa lutte en faveur d’une société plus juste et équitable.


10 NOVEMBRE 2012 : La redistribution de la richesse ne peut plus attendre ! Mobilisation pré-budgétaire de la Coalition

lundi 5 novembre 2012 par Kim

Ce samedi 10 novembre, à Sherbrooke, il y a une conférence nationale des présidentes et des présidents du Parti Québécois. À quelques semaines du 1er budget, c’est une occasion à ne pas manquer de rappeler aux éluEs et aux têtes dirigeantes du PQ que non seulement une réelle redistribution de la richesse est possible mais qu’elle est nécessaire, dès maintenant.

La Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics et la coalition estrienne vous invitent à participer en grand nombre à un rassemblement pré-budgétaire devant le lieu de la Conférence nationale (Hôtel Delta de Sherbrooke), à 11h15, ce samedi 10 novembre.

Exigeons du Parti Québécois qu’il respecte ses engagements d’abolir totalement les mesures régressives comme la taxe santé, mais également qu’il revoit, pour vrai, la fiscalité afin de mettre à contribution les ménages et les entreprises qui en ont les moyens et en protégeant les revenus nécessaires pour assurer à tout le monde un niveau de vie décent.

Le prochain budget doit:

  • revoir la fiscalité pour faire contribuer davantage les plus riches et les grosses entreprises y compris les entreprises financières
  • abolir complètement la taxe santé
  • renoncer aux hausses de tarifs d’hydro-électricité et à la hausse des frais de scolarité
  • financer adéquatement les services publics et les programmes sociaux
  • lutter contre la pauvreté

Des autobus partiront de Montréal, du métro Berri-UQAM à 9h00. Inscriptions auprès de Caroline Toupin du MÉPACQ (514) 843-3236. Les groupes qui souhaitent organiser leurs propres autobus sont invités à le faire et à nous en informer. Les groupes des régions autres que Montréal et Sherbrooke qui se mobiliseront sont invités à communiquer avec Caroline Toupin au MÉPACQ: Caroline Toupin (c.toupin@mepacq.qc.ca)


La hausse d’impôts des mieux nantis est-elle exagérée ?

mardi 9 octobre 2012 par Kim

Le nouveau gouvernement péquiste prévoit augmenter l’impôt des contribuables gagnant plus de 130 000 $ de 4% (de 24% à 28%) et de 7% pour les personnes gagnant plus de 250 000 $ (de 24% à 31%).  Le nombre de contribuables touchés représente environ 3,1% des contribuables québécois (150 000). Plusieurs crient au loup et brandissent la possibilité d’un « exode » des mieux nantis, rien de moins ! Quand est-il ?

Premièrement, ces taux d’imposition ne s’appliquent pas sur l’ensemble des revenus de ces riches contribuables, mais en fonction de tranches de revenus (voir le tableau ci-dessous). Évidemment, l’impôt est appliqué sur le montant une fois soustrait la panoplie d’abris fiscaux.

Donc, une personne gagnant 300 000$ paiera « théoriquement » un montant supplémentaire de 7 900$ seulement. Soulignons au passage que les contribuables déclarant des revenus de 130 000$ et plus bénéficieront eux aussi (comme tous les contribuables) d’une baisse d’impôt de 200 $ découlant de l’annulation de la taxe santé !

Deuxièmement, selon Statistique Canada, les contribuables ayant déclaré des revenus de plus d’un million de dollars en 2011, contribuent pour seulement 4% des impôts des particuliers au Québec. Il serait intéressant de calculer le pourcentage de leurs revenus par rapport à l’ensemble des contribuables pour savoir s’ils paient vraiment leur juste part d’impôt…

Troisièmement, rappelons qu’il y a déjà eu plus de 12 paliers d’imposition (contre trois actuellement) et qu’en 1985, le plus haut taux d’imposition se situait à 33%. Pourtant, il ne semble pas avoir eu d’exode des mieux nantis à cette époque. D’ailleurs, la baisse des impôts pour les mieux nantis relève principalement de choix idéologiques qui ont amené les États à se priver de revenus substantiels, ce qui a contribué à affaiblir leur capacité à répondre adéquatement aux besoins de la population en général.

Et pour finir : « en ne tenant compte que des baisses de l’imposition générale des particuliers depuis 2000 et de deux catégories de déductions fiscales consenties principalement aux plus fortunés, on constate que l’État québécois se prive chaque année de 9,8 milliards $ en revenus. » (« La crise des finances publiques », IRIS Mars 2008). Faut-il vous rappeler que ces baisses d’impôts ont davantage profité aux mieux nantis ?

La hausse d’impôt pour les mieux nantis ; exagérée dites-vous ?

Exemple de l’impôt à payer pour un contribuables gagnant 300 000 $ en appliquant les deux nouveaux paliers d’imposition (sans tenir compte de multitude d’autres déductions fiscales).

Palier

d’imposition

Montant

à imposer

% d’imposition

s’appliquant

Montant à payer
0 $   à    10 640 $ 10 640 $ 0 % 0 $
10 641 $   à    39 060 $ 28 419 $ 16 % 4 547 $
39 061 $   à    78 120 $ 39 059 $ 20 % 7 812 $
78 121 $  à  130 000 $ 51 879 $ 24 % 12 451 $
131 001 $  à  250 000 $ 119 999 $ 28 % 33 320 $
251 001 $  à   300 000$ 48 999 $ 31 % 15 190 $
TOTAL de l’impôt à payer 73 320 $

L’impôt « théoriquement » que devra payer un contribuable gagnant 300 000 $ est de 73 630 $ représentant un taux d’imposition de 24.4%. La somme additionnelle est de 7 900 $ par rapport aux paliers d’imposition actuels.


Révision de la fiscalité – Le gouvernement doit aussi toucher les banques

jeudi 4 octobre 2012 par Kim

Montréal, 4 octobre 2012 – Réjouie de voir que les mobilisations populaires des dernières années ont porté fruit, comme en témoignent la défaite électorale du Parti libéral ainsi que les récents engagements du Parti québécois, la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics poursuit la lutte à la privatisation et à la tarification des services publics tout comme celle pour une meilleure redistribution de la richesse.

 

Si le Parti québécois s’est engagé à abolir la taxe santé, la loi 12, la hausse des droits de scolarité et qu’il n’haussera pas les tarifs d’Hydro-Québec, c’est en très grande partie grâce à la mobilisation populaire. Ceci démontre que l’action collective et la mobilisation demeurent les moyens privilégiés pour obtenir des changements sociaux positifs. Toutefois, la lutte à la privatisation et à la tarification des services publics tout comme celle pour une meilleure redistribution de la richesse sont loin d’être terminées!

 

En effet, depuis l’annonce faite par le Parti québécois d’augmenter les impôts des personnes gagnant 130 000$ et plus, nous avons pu constater une levée de boucliers de la part d’une minorité qui ne veut pas se délester de ses privilèges. « Les élites profitent de leurs situations avantageuses pour utiliser les tribunes médiatiques et leurs vassaux afin de faire peur aux Québécoises et Québécois. On tente de nous faire croire que les riches déserteront le Québec, que les riches paient déjà beaucoup trop d’impôt, que cette hausse est injuste. Pourtant, ces personnes qui se plaignent aujourd’hui sont celles qui, hier, étaient en accord avec la hausse des droits de scolarité de 1625$ par année pour des étudiantes et étudiants qui gagnent tout juste 12 000$ par an! » dénonce Denis Létourneux, l’un des porte-parole de la Coalition.

 

« Cette offensive des ténors de la droite, alors que les inégalités sociales et économiques continuent de se creuser et que notre environnement est menacé, témoigne d’un immobilisme que l’on ne peut se permettre. Il y a urgence d’agir afin d’assurer les droits fondamentaux de tous et toutes, notamment les droits économiques, sociaux et culturels. À ce sujet, le sommet sur l’éducation, promis par le Parti québécois, sera notamment un moment pour recentrer le débat sur le droit à l’éducation et rappeler que la gratuité scolaire est intrinsèquement reliée à ce droit », souligne Véronique Laflamme, autre porte-parole de la Coalition.

 

La lutte pour une société plus juste et égalitaire doit se poursuivre et il n’est pas question de céder au chantage et aux menaces des élites économiques. « En ce sens, la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics continuera de faire pression sur le gouvernement afin que le Québec sorte du modèle néoliberal pour se tourner vers des politiques où la solidarité, la protection de l’environnement, l’égalité entre les hommes et les femmes et l’inclusion de tous et toutes seront au coeur de notre projet de société » prévient Lyse Cloutier de la Coalition montréalaise.


Les banques font-elles leur juste part ?

jeudi 4 octobre 2012 par Kim

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Alors que la précarité de nos finances publiques fait régulièrement la une de l’actualité, nous, de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics, ne cessons de proposer des solutions pour aller chercher des fonds là où il y en a. Nous profitons du fait que les six banques canadiennes viennent d’annoncer des profits trimestriels de 8,18 MILLIARDS $ (pour les trois mois terminés le 31 juillet!) pour mettre de l’avant une de ces solutions : rétablir la taxe sur le capital, mais seulement pour les entreprises financières (dont les banques).

Abolie en 2011, la taxe sur le capital des entreprises était prélevée sur le capital permanent des sociétés : par exemple, si une entreprise investissait un million de dollars pour l’achat de nouvelle machinerie, elle était taxée sur la valeur de cet investissement.  La taxe différait donc de l’impôt sur le revenu des entreprises en ce qu’elle était prélevée même si le rendement d’une société était déficitaire. Elle rapportait environ 2 milliards de dollars au gouvernement, soit un montant non négligeable.

Dans un contexte de grande compétition internationale, cette taxe pouvait effectivement freiner les investissements planifiés par les entreprises manufacturières (comme les PME) et en venir à limiter la création d’emplois, la productivité, la modernisation des équipements et donc la croissance économique.

Or, le fonctionnement des entreprises financières est différent : les banques font en effet de l’argent avec de l’argent, et non en investissant dans une usine, de la machinerie ou pour la production de biens. Les investissements de ces sociétés visent à maximiser des profits qui seront reversés aux actionnaires, selon les règles financières en vigueur, et non pas à l’État (par l’impôt sur le revenu ou les cotisations sociales).

Quand on considère les importants profits que les banques déclarent trimestres après trimestres, il est pertinent de réclamer que l’État perçoive la juste part de cette richesse créée.
Ainsi, si le gouvernement décidait de rétablir la taxe sur le capital à un taux de 1,2% pour les entreprises financières (tout en continuant d’exempter les entreprises du secteur manufacturier), il pourrait récupérer des revenus annuels de 800 millions de dollars. A noter qu’il ne serait pas le seul à accroître la juste part des banques, puisque de nombreuses provinces canadiennes le font aussi (Nouvelle-Ecosse et Nouveau-Brunswick, par exemple).

Elisabeth Gibeau, Union des consommateurs, membre de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics :www.nonauxhausses.org

Liens pertinents :
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2012/05/04/007-taxe-capital-quebec-retour-analyse.shtml
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/carnets/2007/02/27/83839.shtml

Nouveau-Brunswick :
http://www2.gnb.ca/content/gnb/fr/nouvelles/communique.2012.05.0406.html
http://www.couragepolitique.org/uploads/materiel/Taxe_sur_le_capital.pdf

Profit des banques :
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2012/08/30/001-banques-profits-jeudi.shtml

Abolition de mesures régressives par le gouvernement Marois

vendredi 21 septembre 2012 par Kim

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La Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics crie victoire

Montréal, 21 septembre 2012 – La Coalition opposée à la privatisation et à la tarification des services publics salue la décision du gouvernement Marois qui a confirmé, au premier jour de son gouvernement, l’abolition de la taxe santé avant le prochain rapport d’impôt et l’annulation, d’ici le Sommet sur l’éducation supérieure, de la hausse des frais de scolarité. Elle se réjouit également de l’abrogation de la loi spéciale (loi 12) qui imposait de graves limites aux droits civils et politiques.

La coalition de groupes sociaux d’horizons divers crie victoire à l’annonce de l’abandon de trois des quatre mesures prioritaires pour lesquelles elle a lutté au cours des deux dernières années. « L’abandon de ces mesures décriées par de larges pans de la société démontre que la mobilisation populaire porte fruit » souligne Véronique Laflamme du FRAPRU, une des porte-parole de la Coalition, saluant au passage la ténacité étudiante exemplaire mais également la solidarité sans précédent démontrée à l’égard de la grève du printemps.

La Coalition attend maintenant l’annonce de l’abandon de la hausse majeure du bloc patrimonial des tarifs d’hydro-électricité prévue à partir de 2014, tel que promis par le Parti québécois durant la campagne électorale.  Le détail de cette mesure n’ayant pas encore été annoncé par le gouvernement précédent, le gouvernement Marois pourrait rapidement annoncer son abandon croit la Coalition.

La Coalition sera vigilante durant les prochains mois quant aux moyens que le gouvernement péquiste utilisera pour revenir à l’équilibre budgétaire, surtout que celui-ci continue à prendre pour exemple l’atteinte du déficit zéro à la fin des années 1990, en passant sous silence ses effets néfastes sur les services publics et la lutte contre la pauvreté. Elle le met en garde contre le recours à des mesures similaires d’austérité budgétaire. Elle rappelle qu’elle a mis de l’avant plusieurs alternatives fiscales au cours des dernières années, dont l’ajout de paliers d’imposition, la pleine imposition des gains en capital, le retour de la taxe sur le capital pour les institutions financières, la fin des PPP et des contrats secrets d’Hydro-Québec. Certaines de ces alternatives ont été reprises au moins en partie par le Parti québécois.

Les groupes membres de la Coalition sont conscients que dans le contexte de gouvernement minoritaire, le sort de certaines mesures dépendront des appuis reçus par le Parti Libéral ou la Coalition Avenir Québec, deux partis qui prônent ouvertement la tarification et la privatisation des services publics, ainsi que les mesures d’austérité. Ils ont également remarqué que le milieu des affaires et les think-thanks de droite utilisent les tribunes médiatiques dont ils disposent pour décrier  les mesures fiscales visant à faire contribuer davantage les grosses entreprises et les plus fortunés. « Dans ce contexte, nous croyons que la mobilisation demeure dès maintenant nécessaire, non seulement pour éviter les reculs mais pour aller plus loin dans la mise en œuvre d’une meilleure redistribution de la richesse afin de mettre fins aux inégalités sociales grandissantes », conclue Régine Laurent, présidente de la FIQ et une des porte-parole de la Coalition.


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