Syndicat du personnel enseignant du Collège Ahuntsic (FNEEQ-CSN)

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Pour une société juste – Grande manifestation unitaire le 22 août à Montréal

mercredi 22 août 2012 par Kim

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Montréal, le 22 août 2012 – C’est par dizaines de milliers que se sont rassemblé-e-s aujourd’hui les Québécoises et les Québécois dans les rues de Montréal, à l’appel de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics et de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), afin de protester contre la destruction progressive des services publics, la hausse des frais de scolarité et la loi 12 (loi 78). Des gens de tous les horizons, du mouvement étudiant aux groupes communautaires, en passant par les organisations syndicales, réclament d’une seule voix l’arrêt de ces mesures dirigées contre ce qui permet la bonne santé d’une société.

Alors que les partis qui risquent de prendre le pouvoir à la suite des élections du 4 septembre multiplient les promesses populaires pour soi-disant améliorer le sort de la classe moyenne, la Coalition s’inquiète de l’absence de débat sur la mise en place accélérée de politiques néolibérales. «Ces politiques sont la principale cause d’appauvrissement de la classe moyenne, la raison pour laquelle les ménages ont de la difficulté à joindre les deux bouts et la source d’un nombre grandissant d’inégalités sociales au Québec», déclare Véronique Laflamme, porte-parole de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics. Les groupes sociaux s’inquiètent également du faible intérêt envers le financement des politiques sociales comme la lutte à la pauvreté et le maintien de services publics et de programmes sociaux accessibles et de qualité. «Les derniers gouvernements, tout comme le patronat, répètent que les finances publiques sont en tellement mauvais état qu’il n’y a pas d’autres choix que de couper, tarifer et privatiser. Sous prétexte que chacun et chacune fasse sa juste part dans la société, on accentue un modèle basé sur la responsabilité individuelle plutôt que sur la solidarité sociale», remarque Mme Laflamme. De son côté, la Coalition prône plusieurs alternatives fiscales afin de financer adéquatement les services publics dont une réforme majeure de la fiscalité, obligeant les contribuables plus fortunés et les grandes entreprises à payer leur juste part.

La hausse des frais de scolarité est l’une des mesures de ce programme de destruction progressive des services publics, et c’est pour cette raison que les étudiants et étudiantes du Québec ont créé, ces six derniers mois, le plus grand mouvement de grève étudiante de l’histoire de la province. «On l’a vu avec la loi 12 : quand les mesures néolibérales ne passent pas, les gouvernements cherchent à les imposer à coups d’amendes et de matraques», observe Jeanne Reynolds, coporte-parole de la CLASSE. Malgré les élections, plusieurs associations étudiantes, représentant des dizaines de milliers d’étudiantes et étudiants, ont décidé de reconduire la grève générale. «La grève a été la meilleure façon de faire parler d’éducation au Québec ces derniers mois, et si nos politiciens et politiciennes semblent ne pas s’en préoccuper au cours de cette campagne, c’est à nous de sensibiliser la population à ce sujet», lance Mme Reynolds. C’est parce que la grève a été un moyen si efficace de mettre de l’avant les revendications étudiantes que la CLASSE appelle à la poursuite de la mobilisation, peu importe la couleur du gouvernement qui sera élu le 4 septembre. «Et même si la loi 12 est retirée et la hausse est annulée, la population étudiante restera vigilante à toute attaque contre l’éducation ou les services publics. On n’a pas fini d’entendre parler de nous», poursuit Mme Reynolds.

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Informations :
Ludvic Moquin-Beaudry, attaché de presse de la CLASSE : 514-835-2444
Courriel : communication@asse-solidarite.qc.ca
Site web : www.bloquonslahausse.com

Véronique Laflamme, Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics : 418-956-3403
Courriel : veronique@frapru.qc.ca
Site web : www.nonauxhausses.org


Bulletin La Main Rouge – Août 2012

mardi 21 août 2012 par Kim

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Le nouveau bulletin La Main Rouge (août 2012) intitulé «Avant, pendant et après la campagne électorale : MOBILISATION GÉNÉRALE ! » est en ligne. Nous vous invitons à le télécharger dès maintenant !


Sans titre

lundi 20 août 2012 par Kim

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Depuis les 30 dernières années, les gouvernements du Québec ont pris le virage (à droite !) des politiques néolibérales. Privatisations d’entreprises ou de services publics, négociations d’accords de libre-échange, politiques de « déficit zéro », compressions budgétaires dans les services publics et les programmes sociaux et tarification des services publics ne sont que quelques exemples. Maintenant, le gouvernement parle de partenariats publics-privés, du principe d’utilisateur-payeur et d’importantes baisses d’impôts.

Si ces politiques prétendent vouloir que chacunE paie sa juste part, leur conséquence est plutôt l’accroissement des inégalités sociales. Les politiques néolibérales appauvrissent la classe moyenne et maintiennent les personnes les plus démunies de notre société dans une situation de pauvreté inacceptable. Et les femmes sont toujours plus pauvres que les hommes.

Alors que le budget 2007 contenait de nouvelles baisses d’impôt bénéficiant aux plus riches et aux entreprises ainsi que l’abolition de la taxe sur le capital, celui de 2010 annonçait une hausse majeure des frais de scolarité, l’instauration d’une taxe santé de 200 $ par année, une hausse majeure de 20 à 30 % du bloc patrimonial des tarifs d’hydro-électricité à partir de 2014. Ces mesures régressives ont appauvri la classe moyenne québécoise et fragilisé la situation déjà précaire des plus pauvres. La marchandisation des services publics a affaibli notre filet social.

Face à cela, différents groupes sociaux réclament, depuis longtemps, la justice sociale et le respect des droits sociaux et économiques comme l’éducation, un revenu décent, le logement, la liberté d’association ou des conditions de travail justes et favorables.

De fait, il existe des alternatives fiscales pour financer des services publics et des programmes sociaux accessibles et de qualité sans recourir à la tarification et à la privatisation. Il s’agit d’un choix politique.

Il y a urgence de revoir les finances publiques pour répartir la richesse et cela devrait être au coeur de la présente campagne électorale.
La grève générale étudiante a entraîné une mobilisation sans précédent de plusieurs pans de la société exaspérés de voir la classe politique défendre les intérêts d’une minorité de privilégiéEs. Ce n’était que l’éveil d’un peuple.

Le 22 août, démontrons que la mobilisation populaire contre la hausse des frais de scolarité, la taxe santé, la hausse des tarifs d’hydro-électricités, la corruption, les PPP et la vision néolibérale de notre société se poursuit.

Le 22 août, étudiantes et étudiants, travailleuses et travailleurs, locataires, personnes en situation de pauvreté, militantes et militants, manifestons,
ENSEMBLE, POUR UNE SOCIÉTÉ JUSTE !

Cliquez ici pour télécharger le tract


Les services publics ne sont pas une occasion d’affaire rappelle la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics

mercredi 13 juin 2012 par Kim

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Montréal, le 13 juin 2012 – Au troisième jour de la Conférence de Montréal, la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics (Coalition) a de nouveau dénoncé, sur fond de casseroles, la révolution tarifaire mise en œuvre par le gouvernement Charest. Le nom anodin de ce forum cache un des plus importants rassemblements tenus annuellement en Amérique du Nord qui réunit d’influents membres de l’élite financière, du monde des affaires et de la scène politique. Comme le rappelle Véronique Laflamme, organisatrice au FRAPRU et porte-parole de la Coalition : « dans ce genre de forum, un très petit nombre de personnes, sans aucune légitimité, planifie depuis des années les politiques économiques régressives mises en œuvre dans de nombreux pays. Or, la mise en œuvre de ces politiques néolibérales s’accélère actuellement au Québec avec la révolution culturelle imposée par le gouvernement ».

Éducation : une logique marchande de plus en plus présente

Depuis plusieurs années, la Conférence est l’occasion de discuter de la mondialisation économique. La Coalition souligne qu’il n’est pas anodin que lors de l’ouverture de la Conférence, Jean Charest y ait vanté l’Accord économique et commercial global (AECG) avec l’Union européenne actuellement en négociation. « Les différents accords négociés autant dans les organisations économiques internationales que les accords bilatéraux comme l’AECG veulent ouvrir les services publics à la concurrence des marchés, y compris la santé et l’éducation » continue Mme Laflamme.

Bien que la mobilisation populaire qui se manifeste depuis 20 ans ait jusqu’à maintenant empêché l’inclusion des services publics dans ces accords économiques, la logique marchande est de plus en plus présente dans la gestion de ceux-ci, souligne Caroline Senneville, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants (FNEEQ-CSN). Selon elle, les enseignantes et enseignants ont constaté le résultat des réformes que subit le monde de l’éducation depuis plusieurs années et la transformation de ses orientations. « Pour Charest, Courchesne, Bachand et compagnie, l’éducation n’est plus un droit, mais une marchandise. Il n’y a plus d’étudiantes et d’étudiants dans les universités, mais des clientes et clients cherchant à maximiser leur investissement. Ce qui est en jeu derrière la hausse de 82%  des droits de scolarité, c’est une conception de l’éducation à laquelle nous nous opposons » a-t-elle rappelé.

Jeanne Reynolds, co-porte-parole de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante a pour sa part souligné que l’argument de « politiques et de communications publiques » invoqué par le gouvernement Charest pour mettre fin abruptement aux dernières négociations avec les étudiantes et les étudiants illustre bien que l’entêtement du gouvernement est idéologique. Le principe d’« utilisateur-payeur » dans lequel s’inscrit la hausse des frais de scolarité est un des piliers des politiques néolibérales. « Si on accepte une hausse aussi importante des frais de scolarité, le gouvernement risque par la suite d’invoquer encore la prétendue juste part pour vouloir augmenter d’autres tarifs. C’est pour cette raison que toute la population doit se mobiliser massivement » a-t-elle lancé.

Des alternatives fiscales à la tarification des services publics

Il y a derrière la « contribution » santé, la même logique de l’utilisateur-payeur qu’on fait miroiter comme solution miracle au problème de financement a par ailleurs rappelé, Jacques Benoit, coordonnateur de la Coalition Solidarité Santé. Le ministre des Finances avait justifié la mise sur pied de cette taxe en arguant que les fonds ainsi récoltés seraient consacrés au financement des établissements de santé et au développement de nouveaux services. « Cette mesure introduit une dangereuse modification à la fiscalité en y introduisant une taxation spécifique pour le réseau de la santé » dénonce-t-il. En plus, en ayant recours à la tarification, on fait payer le même montant à tout le monde peu importe leur revenu. Encore une fois, les plus pauvres, dont une majorité de femmes et la classe moyenne se retrouvent à payer davantage s’inquiète la Coalition Solidarité Santé. La même chose prévaut pour l’augmentation de 20% à 30% des tarifs d’hydro-électricité annoncée à compter de 2014. « Des choix budgétaires qui remplacent l’impôt progressif par une taxe santé ou par des tarifications, ça ne sert pas à financer nos services publics, ça sert à les marchandiser » ajoute M. Benoit.

Selon la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics, la privatisation et la sous-traitance ne nous feront pas économiser, elles bénéficieront plutôt aux grandes entreprises et à leurs actionnaires qui continueront de s’enrichir pendant que la majorité de la population s’appauvrit. « Les solutions mise de l’avant à la Conférence de Montréal et par le gouvernement du Québec ne sont pas les nôtres, souligne Véronique Laflamme. Elles détruisent nos services publics et elle s’attaquent à nos droits, elles nous appauvrissent individuellement et collectivement ». La Coalition met de l’avant plusieurs alternatives fiscales qui garantiraient l’accessibilité et la qualité des services publics, dont une réforme majeure de la fiscalité, obligeant les contribuables plus fortunés et les grandes entreprises à payer leur juste part d’impôt. « Nous aussi on veut que tout le monde fasse sa juste part, pas seulement les plus pauvres et la classe moyenne », conclue-t-elle.

Un contexte répressif qui inquiète

La Coalition a profité de l’occasion pour exprimer les graves inquiétudes que suscite le contexte répressif ambiant. « L’ampleur de la crise sociale qui a vu le jour avec la grève étudiante est le signe que de larges couches de la population emboîtent le pas de la protestation sociale, rejetant les orientations sociales et économiques défendues par le gouvernement Charest » a rappelé Dominique Peschard, président de la Ligue des droits et libertés. « Et pour y répondre, ce gouvernement a fait le mauvais choix : celui de la loi et de l’ordre. La Loi 78 renforce les pouvoirs arbitraires, déjà démesurés, des forces policières pour empêcher la tenue de manifestations. Mais, en voulant mettre le couvercle sur la marmite, le gouvernement n’a fait que soulever l’indignation et galvaniser les forces de résistance. La population n’a pas l’intention de renoncer à ses libertés civiles pas plus qu’elle n’a l’intention de se laisser imposer des politiques contraires au bien commun », conclut M. Peschard.

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La Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics regroupe quelques 140 organisations communautaires, étudiantes, féministes et syndicales ayant des assises dans toutes les régions du Québec. Elle a été fondée à l’automne 2009. Pour plus d’information, visitez le site web au http ://www.nonauxhausses.org/

Renseignements :
Véronique Laflamme: 418-956-3403 (cellulaire)

Les services publics ne sont pas une occasion d’affaire
rappelle la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics

Montréal, le 13 juin 2012 – Au troisième jour de la Conférence de Montréal, la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics (Coalition) a de nouveau dénoncé, sur fond de casseroles, la révolution tarifaire mise en œuvre par le gouvernement Charest. Le nom anodin de ce forum cache un des plus importants rassemblements tenus annuellement en Amérique du Nord qui réunit d’influents membres de l’élite financière, du monde des affaires et de la scène politique. Comme le rappelle Véronique Laflamme, organisatrice au FRAPRU et porte-parole de la Coalition : « dans ce genre de forum, un très petit nombre de personnes, sans aucune légitimité, planifie depuis des années les politiques économiques régressives mises en œuvre dans de nombreux pays. Or, la mise en œuvre de ces politiques néolibérales s’accélère actuellement au Québec avec la révolution culturelle imposée par le gouvernement ».

Éducation : une logique marchande de plus en plus présente

Depuis plusieurs années, la Conférence est l’occasion de discuter de la mondialisation économique. La Coalition souligne qu’il n’est pas anodin que lors de l’ouverture de la Conférence, Jean Charest y ait vanté l’Accord économique et commercial global (AECG) avec l’Union européenne actuellement en négociation. « Les différents accords négociés autant dans les organisations économiques internationales que les accords bilatéraux comme l’AECG veulent ouvrir les services publics à la concurrence des marchés, y compris la santé et l’éducation » continue Mme Laflamme.

Bien que la mobilisation populaire qui se manifeste depuis 20 ans ait jusqu’à maintenant empêché l’inclusion des services publics dans ces accords économiques, la logique marchande est de plus en plus présente dans la gestion de ceux-ci, souligne Caroline Senneville, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants (FNEEQ-CSN). Selon elle, les enseignantes et enseignants ont constaté le résultat des réformes que subit le monde de l’éducation depuis plusieurs années et la transformation de ses orientations. « Pour Charest, Courchesne, Bachand et compagnie, l’éducation n’est plus un droit, mais une marchandise. Il n’y a plus d’étudiantes et d’étudiants dans les universités, mais des clientes et clients cherchant à maximiser leur investissement. Ce qui est en jeu derrière la hausse de 82% des droits de scolarité, c’est une conception de l’éducation à laquelle nous nous opposons » a-t-elle rappelé.

Jeanne Reynolds, co-porte-parole de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante a pour sa part souligné que l’argument de « politiques et de communications publiques » invoqué par le gouvernement Charest pour mettre fin abruptement aux dernières négociations avec les étudiantes et les étudiants illustre bien que l’entêtement du gouvernement est idéologique. Le principe d’« utilisateur-payeur » dans lequel s’inscrit la hausse des frais de scolarité est un des piliers des politiques néolibérales. « Si on accepte une hausse aussi importante des frais de scolarité, le gouvernement risque par la suite d’invoquer encore la prétendue juste part pour vouloir augmenter d’autres tarifs. C’est pour cette raison que toute la population doit se mobiliser massivement » a-t-elle lancé.

Des alternatives fiscales à la tarification des services publics

Il y a derrière la « contribution » santé, la même logique de l’utilisateur-payeur qu’on fait miroiter comme solution miracle au problème de financement a par ailleurs rappelé, Jacques Benoit, coordonnateur de la Coalition Solidarité Santé. Le ministre des Finances avait justifié la mise sur pied de cette taxe en arguant que les fonds ainsi récoltés seraient consacrés au financement des établissements de santé et au développement de nouveaux services. « Cette mesure introduit une dangereuse modification à la fiscalité en y introduisant une taxation spécifique pour le réseau de la santé » dénonce-t-il. En plus, en ayant recours à la tarification, on fait payer le même montant à tout le monde peu importe leur revenu. Encore une fois, les plus pauvres, dont une majorité de femmes et la classe moyenne se retrouvent à payer davantage s’inquiète la Coalition Solidarité Santé. La même chose prévaut pour l’augmentation de 20% à 30% des tarifs d’hydro-électricité annoncée à compter de 2014. « Des choix budgétaires qui remplacent l’impôt progressif par une taxe santé ou par des tarifications, ça ne sert pas à financer nos services publics, ça sert à les marchandiser » ajoute M. Benoit.

Selon la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics, la privatisation et la sous-traitance ne nous feront pas économiser, elles bénéficieront plutôt aux grandes entreprises et à leurs actionnaires qui continueront de s’enrichir pendant que la majorité de la population s’appauvrit. « Les solutions mise de l’avant à la Conférence de Montréal et par le gouvernement du Québec ne sont pas les nôtres, souligne Véronique Laflamme. Elles détruisent nos services publics et elle s’attaquent à nos droits, elles nous appauvrissent individuellement et collectivement ». La Coalition met de l’avant plusieurs alternatives fiscales qui garantiraient l’accessibilité et la qualité des services publics, dont une réforme majeure de la fiscalité, obligeant les contribuables plus fortunés et les grandes entreprises à payer leur juste part d’impôt. « Nous aussi on veut que tout le monde fasse sa juste part, pas seulement les plus pauvres et la classe moyenne », conclue-t-elle.

Un contexte répressif qui inquiète

La Coalition a profité de l’occasion pour exprimer les graves inquiétudes que suscite le contexte répressif ambiant. « L’ampleur de la crise sociale qui a vu le jour avec la grève étudiante est le signe que de larges couches de la population emboîtent le pas de la protestation sociale, rejetant les orientations sociales et économiques défendues par le gouvernement Charest » a rappelé Dominique Peschard, président de la Ligue des droits et libertés. « Et pour y répondre, ce gouvernement a fait le mauvais choix : celui de la loi et de l’ordre. La Loi 78 renforce les pouvoirs arbitraires, déjà démesurés, des forces policières pour empêcher la tenue de manifestations. Mais, en voulant mettre le couvercle sur la marmite, le gouvernement n’a fait que soulever l’indignation et galvaniser les forces de résistance. La population n’a pas l’intention de renoncer à ses libertés civiles pas plus qu’elle n’a l’intention de se laisser imposer des politiques contraires au bien commun », conclut M. Peschard.

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La Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics regroupe quelques 140 organisations communautaires, étudiantes, féministes et syndicales ayant des assises dans toutes les régions du Québec. Elle a été fondée à l’automne 2009. Pour plus d’information, visitez le site web au http ://www.nonauxhausses.org/

Renseignements :

Véronique Laflamme: 418-956-3403 (cellulaire)


13 juin – Journée nationale d’actions

lundi 4 juin 2012 par Kim

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Le Québec est en pleine ébullition. Entre les manifestations étudiantes, le tintamarre des casseroles, la répression policière et la loi spéciale, le printemps « érable » semble se diriger vers une protestation sociale à la grandeur du Québec. Si la grève était étudiante, le mécontentement, lui, est devenu populaire.

Une journée nationale d’actions le 13 juin prochain

L’Assemblée nationale termine ses travaux le 15 juin et il faut donner un dernier grand coup avant la pause estivale. Ainsi, pour remettre nos revendications et nos alternatives fiscales à l’avant-plan et pour démontrer notre opposition à la loi spéciale, la Coalition en appelle à une journée nationale d’actions le 13 juin 2012 pour revendiquer :

  • L’abolition des hausses de taxes et de tarifs (taxe santé, droits de scolarité et tarifs d’électricité)
  • La mise en place d’alternatives progressistes (par ex., un 4e palier d’impôt pour aller chercher 1 milliard $ dans les poches des plus riches)
  • Le retrait de la loi spéciale

Affiche pour le 13 juin – format pour impression immédiate
Affiche pour le 13 juin – format avec ligne de coupe pour impression

Tract pour le 13 juin

    À MONTRÉAL
    Rassemblement devant la conférence de Montréal devant l’Hôtel Hilton Bonaventure, 900 de La Gauchetière (coin Mansfield) à 12h00


    Loi permettant aux étudiants de recevoir l’enseignement dispensé par les établissements de niveau postsecondaire qu’ils fréquentent / Les groupes sociaux appellent à participer à la manifestation du 22 mai

    lundi 21 mai 2012 par Kim

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    Montréal, 21 mai 2012 – La Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics invite la population à participer à la manifestation le 22 mai organisée par la CLASSE. Suite à l’adoption honteuse de la Loi permettant aux étudiants de recevoir l’enseignement dispensé par les établissements de niveau postsecondaire qu’ils fréquentent, le 18 mai dernier, la Coalition affirme sa volonté de poursuivre la lutte contre la tarification et la privatisation des services publics notamment en ayant recours au droit à la liberté d’expression et à la manifestation. Ainsi, la Coalition  réitère son appui au mouvement étudiant et annonce un plan de riposte à la révolution tarifaire.

    Une loi « très » spéciale
    Cette loi spéciale bafoue les libertés fondamentales protégées par les Chartes canadienne et québécoise des droits et libertés; les libertés d’expression, de réunion pacifique et d’association. La loi spéciale limitera fortement les citoyenEs dans leur droit de manifester leurs opinions à l’endroit qu’ils désirent et elle interdira tout type d’exercice spontané de la liberté d’expression ou de réunion pacifique. « Cette loi est une attaque majeure aux droits fondamentaux ! On a rarement vu quelque chose de cette ampleur au Québec ! » s’insurge Francis Lagacé, vice-président du Conseil central Montréal métropolitain de la CSN et responsable des dossiers éducation.

    Appel à une riposte sociale
    La Coalition appelle la population à ne pas céder  à la campagne de peur orchestrée par le gouvernement Charest et à être nombreuse dans les rues de Montréal à l’occasion de la manifestation étudiante de demain. Les membres de la Coalition seront effectivement nombreux lors cette manifestation.

    La Coalition prépare par ailleurs une riposte sociale à la révolution tarifaire imposée depuis plus de 2 ans par le gouvernement libéral. Une journée nationale d’actions, partout à travers le Québec, ainsi qu’une campagne d’éducation populaire massive sont prévues dans les prochaines semaines. Les membres de la Coalition se sont également donnés comme mandat de réfléchir sérieusement à la possibilité d’une grève sociale dans chacun des groupes de bases et des regroupements. « Ce gouvernement, qui dit vouloir ramener la paix sociale avec sa loi spéciale, ne fait qu’exacerber la grogne populaire. Dans ce contexte où le gouvernement laisse craindre une dangereuse dérive autoritaire, il est de notre devoir de ne pas nous taire et d’exiger un débat public non seulement sur le respect des droits fondamentaux, mais sur la fiscalité, les politiques sociales et l’avenir de notre société ! » continue Véronique Laflamme, du Front d’Action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU).

    La Coalition rappelle que, avec la hausse des frais de scolarité de 1625$ sur 5 ans ou de 1778$ sur 7 ans, le gouvernement libéral ira chercher, à terme, 265 millions de dollars par année  alors que depuis plus de deux ans, la Coalition propose plusieurs alternatives fiscales permettant d’aller chercher des revenus beaucoup plus importants pour l’État. À titre d’exemple, ajouter un seul palier d’imposition permettrait d’aller chercher 950 millions $ par année. « Au lieu de limiter les droits de toute la population y compris des étudiantEs et de hausser les frais de scolarité, le gouvernement aurait dû effectuer une réforme juste et équitable de la fiscalité  » conclut Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec.

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    Renseignements :
    Véronique Laflamme, FRAPRU : 418- 956-3403
    Nastasia Deleville, FFQ : 514-717-4847

    La Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics regroupe quelques 140 organisations communautaires, étudiantes, féministes et syndicales ayant des assises dans toutes les régions du Québec. Elle a été fondée à l’automne 2009. Pour plus d’information, visitez le site web au http ://www.nonauxhausses.org/ .


    Guide sur la grève sociale

    dimanche 20 mai 2012 par Kim

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    Lors de l’assemblée générale du 24 avril, les membres de la Coalition ont adopté à l’unanimité «Que les groupes membres de la Coalition relancent sérieusement, d’ici la fin de l’automne prochain, dans leurs instances, le débat sur la grève sociale, y compris les différents moyens à leur disposition et les implications».

    Nous invitons tous les groupes intéressés à faire sérieusement la réflexion en utilisant le guide et en l’adaptant au contexte et à leurs besoins.


    CAMPAGNE COURRIEL : HAUSSE DES FRAIS DE SCOLARITÉ, PAS EN MON NOM !

    jeudi 17 mai 2012 par Kim

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    Vous êtes profondément choqué(e) d’apprendre que le gouvernement libéral tente de « régler » le conflit étudiant par une loi spéciale !? Interpelez aujourd’hui votre député(e) pour qu’elle ou il demande le retrait de la loi spéciale et l’annulation de la hausse des frais de scolarité, sans délai, avant que les conséquences de l’enlisement de ce conflit ne soient encore plus graves.

    Téléchargez la lettre type de la campagne courriel


    Campagne courriel – LE PROBLÈME N’EST PAS LA MINISTRE, C’EST LA HAUSSE DES FRAIS DE SCOLARITÉ !

    lundi 14 mai 2012 par Kim

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    Sur fond de démission de la ministre de l’éducation et de nomination de Michelle Courchesne.

    Le premier ministre Charest a rappelé  que «le gouvernement est très déterminé». C’est le moment de poursuivre les pressions sur la députation libérale et sur la nouvelle ministre. Nous vous invitons à faire circuler et à participer à la campagne courriel. Lettre-type à télécharger


    Manifestation à Victoriaville – Une violence inacceptable et une enquête publique et indépendante exigée

    mercredi 9 mai 2012 par Kim

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    Montréal, le 9 mai 2012 – En conférence de presse, la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics, qui a organisé la grande manifestation unitaire à Victoriaville le 4 mai dernier en marge du Conseil général du Parti libéral du Québec, a tenu à faire connaître à la presse certains faits  majeurs, et inconnus, concernant les abus policiers qui ont eu lieu dans le cadre de cette manifestation. «  On recense environ 400 blessures mineures traitées par des médics, dont des plaies ouvertes (certaines nécessitant des points de suture), des brûlures aux yeux, des ecchymoses causées par des projectiles, des difficultés respiratoires dues aux gaz, des chevilles foulées.  C’est ça le message de dialogue que veut lancer le gouvernement?», s’exclame Johanne Nasstrom, de la Coalition des Tables Régionales d’Organismes Communautaires (CTROC) et co-porte-parole de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics.
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    Récapitulation de certains faits
    La manifestation du 4 mai à Victoriaville réunissait des milliers d’étudiants et d’étudiantes, mais aussi des travailleurs et des travailleuses de tous les âges, des personnes âgées et des familles avec de jeunes enfants.  C’est sans avertissement ni ordre de dispersion, que les policiers de la Sûreté du Québec ont commencé à bombarder l’ensemble des manifestants et des manifestantes de gaz irritants, une dizaine minutes seulement après l’arrivée des manifestantEs devant l’hôtel où avait lieu le Conseil général du PLQ. Une fois les gaz irritants lancés, la manifestation s’est disloquée, la grande majorité des manifestantEs fuyant l’afflux dangereux de gaz. Afin de faire reculer encore davantage les manifestantEs, les policiers ont gazé à outrance pendant deux heures et ont utilisé des balles de plastique, causant des blessures majeures chez certaines personnes participant à la manifestation.

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    De nombreuses personnes ont été blessées par les projectiles policiers, dont certaines très sérieusement. Un jeune homme, atteint à l’œil, a subi une fracture du crâne et a perdu l’usage de son œil. Il a dû subir d’importantes chirurgies, est toujours hospitalisé aux soins intensifs, même si son état, d’abord jugé précaire, s’est stabilisé. Un autre jeune homme a subi un traumatisme crânien et une contusion cérébrale. Il est demeuré quatre jours en unité d’observation. Une jeune fille a subi une fracture de la mâchoire et la perte de plusieurs dents. Elle a dû être hospitalisée pendant quatre jours et subir une importante chirurgie.

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    Une force policière excessive et dangereuse pour la sécurité des manifestantEs

    « Aujourd’hui, nous tenons à dénoncer la gestion du conflit étudiant par Jean Charest et les stratégies d’intervention des forces policières.  Depuis maintenant trois mois, cette gestion scandaleuse suscite une colère grandissante chez les étudiantEs et les mouvements sociaux. Et en réponse à cette grogne montante, causée par la mauvaise foi du gouvernement dans ce dossier, nous avons été témoins, à Victoriaville, de l’escalade de la répression utilisée par les forces policières, répression qui a failli coûter la vie à un manifestant ! La responsabilité de ces dérapages incombe à Jean Charest. » continue Madame Nasstrom.

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    Deux infirmières membres de l’équipe de secouristes sur les lieux ont témoigné : « J’ai dû intervenir en urgence auprès de deux manifestants grièvement blessés à la tête par des projectiles. Le premier a été atteint à l’oreille, présentait une lacération et un saignement important de l’oreille et des signes de traumatisme crânien puisqu’il avait chuté. Le second était sévèrement atteint à l’œil, il présentait un saignement important du même œil et des signes d’atteintes crâniennes sous-jacentes.  Les jeunes, qui étaient dans une condition précaire, ont dû être déplacés à plusieurs reprises, trois fois pour le premier blessé et une fois pour le deuxième. Ces déplacements ont été effectués afin d’éviter les gaz irritants, les balles de plastique et le piétinement par les manifestantEs qui fuyaient au devant des forces de l’ordre. Ces entraves à nos soins auraient pu être fatales pour les blessés en question si ce n’avait été de la vigilance des manifestantEs et secouristes qui protégeaient l’équipe de soins », rapporte Karoline Demers.  Corroborant ses dires, Sophie Vallée-Desbiens, autre infirmière secouriste présente sur les lieux, enchaîne : « J’ai été sollicitée à plusieurs reprises au cours de la soirée de vendredi afin d’intervenir auprès de personnes présentant des blessures dont la gravité dépassait largement les moyens dont je disposais, et qui nécessitaient des transports d’urgence dans des centres médicaux. Les délais encourus avant leur prise en charge médicale par les autorités compétentes ont potentiellement contribué à l’aggravation de leur état ».

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    Le gouvernement doit reconnaître ses responsabilités et dénoncer la violence policière

    « Alors que le gouvernement a demandé aux représentantEs étudiantEs de condamner la violence,  nous ne voyons pas Jean Charest dénoncer les violences abusives dont font preuve les forces de l’ordre dans le cadre de manifestations citoyennes. Quand des policiers tirent des balles de caoutchouc et de plastique on est en droit de se demander de qui la violence est l’oeuvre. Le Premier ministre du Québec, plutôt que de faire des blagues de mauvais goût devant certains investisseurs, devrait dénoncer la brutalité policière. » de continuer, Jeanne Reynolds, co-porte-parole de la CLASSE.

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    « Ce que nous avons vu à Victoriaville est une vraie tragédie» ajoute Marie Blais, de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants du Québec (FNEEQ-CSN) et co-porte-parole de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics. «Après la  manifestation, les gens étaient choqués, sonnés. Personne ne pensait que ce genre d’opération policière puisse se produire au Québec», rapporte-t-elle. La Coalition ont d’ailleurs reçu de nombreux témoignages dans les derniers jours, autant de personnes présentes que de parents d’étudiantes et d’étudiants abasourdis. «On ne peut pas, comme société ou comme gouvernement défendre la liberté d’expression seulement quand ça fait notre affaire, les droits sont là pour être protégés justement quand ils sont menacés, et cela, c’est la responsabilité du gouvernement» conclut Madame Blais.

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    Une enquête publique et indépendante urgente

    La Coalition condamne les violations aux droits de manifester, à la liberté d’expression dont nous avons été témoins depuis le début de la grève étudiante. Il s’agit de droits fondamentaux garantis, tant par la Charte des droits et libertés du Québec que par la Charte canadienne des droits et libertés. C’est pourquoi la Coalition demande une enquête publique et indépendante. « Le nombre de blessés et la gravité des blessures occasionnées par le recours aux balles de plastique pour contrôler la foule à Victoriaville méritent à eux seuls qu’une enquête publique indépendante soit tenue. Cependant, la Ligue des droits et libertés a colligé, depuis le début de la grève étudiante, un ensemble d’éléments qui justifie que l’enquête porte plus largement sur les plans stratégiques des forces de l’ordre utilisés depuis le début de la grève étudiante, notamment l’utilisation d’armes diverses, les arrestations massives et préventives, les conditions de détention des personnes arrêtées de même que les conditions de libération. De plus, la Ligue demande l’arrêt immédiat de l’utilisation des balles de plastique et de toute autre arme similaire comme technique de contrôle des foules », termine Dominique Peschard, président de la Ligue des droits et libertés.

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    Renseignements :
    Renaud Poirier St-Pierre, attaché de presse, CLASSE, 514-835-9780
    Marie-José Béliveau, Ligue des droits et libertés: 514-715-7727
    France Desaulniers, FNEEQ-CSN : 515-219-2947
    www.nonauxhausses.org

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