Syndicat du personnel enseignant du Collège Ahuntsic (FNEEQ-CSN)
La profession enseignante

Début de la prochaine négociation

lundi 15 septembre 2008 par Annette GÉLINAS

Ça y est, nous sommes à l’aube de la prochaine ronde

de négociation. Plusieurs dossiers nous attendent. D’abord

une refonte du Régime de négociation du secteur public

(Lois 37, 160, etc.) et une analyse sérieuse de la grève, de

sa pertinence, des conditions qui feront que cette action

soit vraiment efficace si nous l’exerçons (générale ou non,

légale ou pas, etc.) – personne ne doutant que le seul fait

que nous formulions nos demandes soit insuffisant pour

que le gouvernement nous les accordent. Prolongation

par décret de nos actuelles conditions de travail et façon

de contrer une telle stratégie gouvernementale – tous

constatant le caractère inacceptable de nos présentes conditions

de travail. Dépôt rapide ou non de nos demandes,

sans y renoncer dans des délais n’ayant pas permis une

réelle négociation (genre contre-proposition salariale de

la dernière ronde de négociation). Bref, des débats nous

en feront dans l’année qui s’annonce.

Mais de tous ces débats, il en est un qui est déjà en

cours, celui de la profession enseignante – en fait celui

de la lourdeur de notre tâche. Déjà, l’an passé, un comité

paritaire fédérations syndicales (FNEEQ / FEC / FAC) –

Fédération des cégeps et ministère de l’Éducation ont

produit un texte décrivant parfaitement la lourdeur de

notre tâche et son caractère inacceptable. Comme mouvement

syndical, nous souhaitions amorcer dès à présent

(soit en 2008-2009), une négociation avec l’État qui

nous aurait permis d’ajouter des ressources dans le volet

I de nos allocations. Hélas, il n’y a pas de réceptivité du

côté de la table patronale de négociation. Au maximum

accepte-t-elle de confier un nouveau mandat au comité

se résumant comme suit :

  • de comparer le rapport « Enseigner au collégial », portrait de la profession enseignante, issu des travaux

du comité paritaire, et le contenu des conventions

collectives concernant les activités exercées par le personnel enseignant, dresser un inventaire des écarts

et, le cas échéant, examiner la nature de ces écarts et

en déterminer les impacts sur l’enseignement

collégial.

  • de permettre aux parties nationales de poursuivre les

échanges à la suite de ces travaux pour discuter de

pistes de solutions à court et moyen terme.

Peu de perspectives, donc, dans ce contexte, pour obtenir

rapidement l’ajout de ressources que nous souhaitons.

Et ce, même si presque tous les conseils d’administration

du réseau ont reçu le rapport « Enseigner au collégial »

avec sympathie et adopté une proposition reconnaissant

la nécessité de valoriser concrètement la profession

enseignante au collégial en demandant au ministère de

donner suite aux travaux du comité paritaire, dans la

perspective d’une recherche de solutions aux problèmes

les plus graves qui ont été identifiés.

Pourtant, des ressources strictement dédiées à l’enseignement

(volet I), il pourrait y en avoir. Comment

expliquer que, des sommes provenant des transferts

fédéraux disponibles pour le réseau collégial, la ministre

Courchesne n’ait réservé qu’un maigre 10 % à l’enseignement

alors que 90 % est consacré à des missions dites

« périphériques ». Cette situation doit changer et elle doit

changer rapidement. C’est pourquoi deux opérations

sont menées présentement par l’ensemble des fédérations

syndicales des enseignants de cégep :

  • d’une part la signature de la lettre que vous trouverez •

en annexe (Annexe I) et qui sera remise à Mme

Courchesne (ministre de l’Éducation, du Loisir et du

Sport) demandant une réinjection de ressources dans

le volet enseignement du réseau. Nous souhaitons

qu’au moins 90 % des enseignants signent cette

pétition et le SPECA demandera aux RCD de la faire

circuler.

  • d’autre part, une opération « piquetage », le 6 octobre 2008 pour marquer le fait que nous souhaitons

l’ouverture d’une réelle négociation pour régler la

problématique de la lourdeur de notre tâche, si l’assemblée

syndicale du SPECA et celles des autres

syndicats d’enseignants de cégep en conviennent.

Ces deux opérations seront conduites autour du

5 octobre, Journée internationale des enseignants. La

pétition serait remise à la ministre le 2 octobre 2008 et

le piquetage aurait lieu le lundi 6 octobre 2008 – faute

de pouvoir le faire le 5.

Nous sommes en présence de la première action de

notre prochaine négociation – c’est le temps d’adopter

la règle du 50 % + 1 et de se doter de procédures permettant

la mise en place de moyens d’actions légers. Nous

comptons donc sur votre présence à l’assemblée syndicale

du 25 septembre 2008, vous invitons à signer la lettre

destinée à Mme Courchesne et à venir nous rejoindre

sur le piquet de grève à 7 h, le lundi 6 octobre prochain,

dans le cas où cette action serait retenue. Ça devrait être

un « 7 à 8 » mémorable.


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