Syndicat du personnel enseignant du Collège Ahuntsic (FNEEQ-CSN)
Étude de l’ISQ et sondage CROP sur la loi spéciale

La grève du 30 novembre coïncide avec 2 bonnes nouvelles

jeudi 1er décembre 2005

Pour la seconde journée de grève de l’automne, plus de 300 profs du Collège Ahuntsic se sont présentés sur les lignes de piquetage afin de mettre l’épaule à la roue et d’exprimer leur volonté de voir leurs conditions de travail s’améliorer au terme de la présente ronde de négociations. Une belle solidarité régnait parmi les piqueteurs et piqueteuses, habilement renforcée par les coups de klaxon sympathiques des automobilistes fréquentant le secteur.

Au plan logistique, cette grève a été un succès. La météo fut moins défavorable que ce à quoi on aurait été en droit de s’attendre pour un 30 novembre. C’est au plan de la couverture médiatique que plusieurs profs sont restés sur leur appétit, l’attention des médias d’information ayant été principalement canalisée vers Karla Homulka ou les premières heures de la troisième campagne électorale fédérale en cinq ans.

Fort de sa grande expertise dans le domaine, le SPECA a su aller au devant des attentes des grévistes, notamment en installant des braseros à quelques endroits stratégiques, rue Saint-Hubert et rue Émile-Journault. Les autres aspects du déroulement de la journée ont été très semblables à ceux de la grève du 17 novembre.

Heureusement, deux révélations favorables aux employés-es du secteur public sont venues ranimer l’effet médiatique de cette journée de grève du 30 novembre. D’abord, un rapport annuel de l’Institut de la statistique du Québec est venu rappeler au gouvernement et à la population du Québec que la rémunération globale (salaires et avantages sociaux) des employés-es de l’État québécois est de 20,5% inférieure à celle qui prévaut pour les syndiqués-es du secteur privé. Dans une rare unanimité, les six principales organisations syndicales du secteur public (CSN, FTQ, CSQ, FIIQ, SFPQ et SPGQ) ont profité de l’occasion pour souligner aux médias et aux ministres libéraux qu’imposer un gel salarial de deux ans aux 425 000 « fonctionnaires » de l’État qu’elles représentent serait carrément ignoble.

L’autre nouvelle positive fut la publication, dans La Presse du 30 novembre, des résultats du sondage CROP relatif à la perception de l’opinion publique devant l’adoption éventuelle par le gouvernement du Québec d’une loi spéciale mettant fin aux moyens de pression et décrétant les condition de travail des salariés-es de l’État. La moitié des Québécois (soit 49%) désapprouvent l’utilisation d’une telle loi d’exception, cependant que 45% sont favorables à une telle mesure. Le vice-président de CROP Claude Gauthier observe : « Quand on pense avoir recours à une loi spéciale, il faut sentir qu’on a un large appui dans l’opinion publique. À ce moment-ci, c’est difficile pour le gouvernement. Une loi spéciale serait un geste de plus qui contribuerait au mécontentement de la population à son égard ». Selon l’article du quotidien Le Soleil de la veille, sur le même sujet, il ne fait pas de doute qu’en cette matière « le gouvernement libéral est en train de perdre la bataille de l’opinion publique ». Cent fois sur le métier...

En dépit de la présence sur les piquets de grève du vice-président de la FNEEQ Jean Trudelle, les grévistes n’ont pu se mettre sous la dent des nouvelles positives ou développements survenus aux tables de négociation (peu ou pas de progrès étant malheureusement constatés de ce côté). Sitôt qu’il y en aura, l’exécutif du SPECA se fera un devoir de vous les communiquer illico.

Voir en complément :


Accueil | Contact | Plan du site | | Statistiques du site | Visiteurs : 725 / 222259

Suivre la vie du site fr  Suivre la vie du site Archives  Suivre la vie du site Archives des actualités  Suivre la vie du site 2005-2006   ?    |    titre sites syndiques OPML   ?

Site réalisé avec SPIP 3.1.4 + AHUNTSIC

Creative Commons License

Visiteurs connectés : 1