Syndicat du personnel enseignant du Collège Ahuntsic (FNEEQ-CSN)

Articles les plus récents

Finances publiques : d’autres choix sont possibles ; mettons la richesse à nos services. Solutions fiscales et mesures de contrôle des dépenses

lundi 10 juin 2013 par Kim

SolutionsFiscales-2013-06-10

En marge du discours de Pauline Marois dans le cadre de la Conférence de Montréal, la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics propose des solutions fiscales alternatives à l’austérité budgétaire. Ces mesures  permettraient à Québec de percevoir, chaque année, plus de 10 milliards de dollars.

Dans un contexte de  coupes importantes dans les services publics qui affectent le niveau de vie de la population, la Coalition rappelle que plutôt que de recourir aux compressions et à la tarification, le gouvernement pourrait se tourner vers des mesures favorisant l’équité et une plus grande redistribution de la richesse et assurer, par le fait même, des services publics accessibles et de qualité  et le financement adéquat des programmes sociaux.


LE COURANT AVANT LE PROFIT ! Lancement de la campagne contre les hausses de tarifs d’hydro

mercredi 22 mai 2013 par Kim

Affiche1Malgré qu’il ait promis le contraire en campagne électorale, le Parti Québécois a annoncé dans son budget de novembre 2012 qu’il dégèlerait les tarifs du bloc patrimonial d’hydroélectricité.

Ainsi, dès 2014, cette hausse des tarifs du bloc patrimonial d’hydroélectricité s’ajoutera aux hausses soumises annuellement à la Régie de l’énergie. Ces hausses nous concernent toutes et tous, mais toucheront particulièrement les ménages à faibles revenus, nombreux à vivre dans des logements mal-isolés. Rappelons que, seulement en 2011, Hydro-Québec engendrait des profits de 2,6 milliards de dollars; pendant ce temps, plus de 50 000 familles étaient débranchées, faute de pouvoir payer leur facture…

La mission première de notre société d’État a été détournée ! Au fil des ans les gouvernements ont demandé à Hydro de faire le plus de profits possibles pour s’en accaparer une part toujours plus grande. Gonfler les tarifs d’Hydro pour financer l’État, c’est une taxe ! Voulons-nous d’une taxe sur un service essentiel ? NON !

La Coalition opposée à la tarification et à la privatisation de services publics lance une campagne contre le dégel des tarifs d’hydroélectricité.
Mobilisons-nous contre la hausse des tarifs du bloc patrimonial d’hydroélectricité. Le courant avant le profit !

Le samedi 28 septembre, nous vous invitons déjà à une grande manifestation à Montréal contre les mesures d’austérité dont celle de la hausses des tarifs d’hydroélectricité. Détails à venir.

Informez-vous !


Réaction de la Coalition opposée à la privatisation et à la tarification des services publics à la mise à jour économique du ministre Marceau / L’austérité doit cesser !

vendredi 29 mars 2013 par Kim

Montréal, le 29 mars 2013 – La Coalition opposée à la privatisation et à la tarification des services publics, formée de 140 groupes sociaux, est déçue de la mise à jour économique présentée hier par Québec. «En maintenant le cap sur l’austérité budgétaire, le ministre Marceau confirme ce que l’on savait déjà: le gouvernement péquiste marche dans les traces de son prédécesseur et fait de l’inéquité sa marque de commerce», dénonce Véronique Laflamme, l’une des porte-parole de la Coalition.

Un an après la mobilisation historique du printemps érable, l’annonce d’une nouvelle hausse des frais de scolarité universitaires scandalise la Coalition qui se rappelle bien que l’une des seules promesses électorales tenues par le Parti Québécois était d’annuler la hausse des frais de scolarité libérale. «Le Sommet sur l’enseignement supérieur n’a donné lieu à aucun consensus!» souligne Mme Laflamme. «Cette indexation nous éloigne de la gratuité scolaire et rappelle qu’en matière de tarification, les péquistes préconisent des hausses indexées sur des indicateurs économiques qui n’ont rien à voir avec les réalités vécues par la population québécoise.»

Les étudiants et étudiantes ne seront pas les seuls à goûter à l’austérité. L’atteinte de l’équilibre budgétaire pour 2013-2014 se fera non seulement pas une hausse des tarifs des services publics, mais par un lot de coupures et de compressions qui appauvriront la population et affaibliront les services publics. Ainsi, les coupures à l’aide sociale vont toucher directement la situation déjà fragile des prestataires affecté-es. «Alors qu’il formait l’opposition officielle, le PQ avait critiqué des mesures similaires. Maintenant, il attaque les groupes les plus démunis de notre société en sabrant dans les services sociaux!» remarque Mme Laflamme. La Coalition donne aussi en exemple les coupures de 41 millions dans les centres de la petite enfance.

Enfin, la Coalition n’est pas surprise du manque à gagner pour l’exercice budgétaire 2013-2014. Après tout, l’austérité budgétaire inflige de nombreux dommages à l’économie québécoise. Comment s’étonner de la baisse des revenus de la taxe sur la consommation quand l’endettement des ménages atteint des nouveaux sommets? «Si le gouvernement souhaite augmenter ses revenus, qu’il hausse sans tarder les redevances minières et la contribution des entreprises au lieu de demander une énième fois aux ménages à faible ou moyen revenu de se serrer la ceinture!» lance la porte-parole. Le regroupement a élaboré une liste d’alternatives fiscales qui permettraient d’aller chercher plusieurs milliards de dollars.

La folle course au déficit zéro du ministre Marceau ne démontre qu’une chose selon la Coalition: le gouvernement souhaite plaire d’abord aux agences de notation et au secteur privé au détriment de la forte majorité de la population. «La solution reste la même: le Parti Québécois doit prendre les moyens qui s’imposent pour rétablir une fiscalité progressive, cesser de s’attaquer aux plus démunis et s’engager vers une meilleure justice sociale, qui respecte les droits économiques et sociaux de tous les Québécois et Québécoises» réclame Mme Laflamme. «Il y en a, de l’argent: ce qu’il manque au PQ, c’est le courage politique!»

Véronique Laflamme, Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics
418.956.3403
www.nonauxhausses.org


Une large Coalition de groupes sociaux en faveur de la gratuité scolaire – du primaire à l’université !

jeudi 21 février 2013 par Kim

MONTRÉAL, le 21 février 2013. La Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics, composée de 140 groupes communautaires, syndicaux, féministes et populaires de différentes régions se positionne en faveur de la gratuité scolaire et se joindra à l’ASSÉ lors de la manifestation nationale du 26 février 2013 pour une éducation libre, accessible, et gratuite.

Réunis en assemblée générale le 6 février 2013, les groupes membres ont résolu à l’unanimité que la Coalition se positionne en faveur de la gratuité scolaire, du primaire à l’université. « Il y a une large adhésion à la perspective de gratuité scolaire au sein de nos organismes. Il est clair pour nos membres, qu’elles et ils soient des familles monoparentales, des locataires à modestes revenus, des personnes assistées sociales, des travailleuses à revenus moyens, que les frais sont un frein à l’accessibilité », affirme François Saillant du FRAPRU. « Pour les parents à faibles et modestes revenus, les frais de scolarité sont un facteur d’appauvrissement » rappelle-t-il. Depuis sa fondation, la Coalition milite en faveur de services publics accessibles et de qualité, dont fait partie l’éducation.

Pour un accès universel et gratuit à l’éducation
Selon la Coalition, le Québec doit faire le choix de la gratuité pour favoriser l’égalité des chances et mettre un frein à l’endettement étudiant qui atteint en moyenne $15 102 à la fin des études universitaires de premier cycle (1). Il faut rappeler que l’imposition de droits de scolarité représente une forme de discrimination sociale fondée sur la capacité financière des individus. « Si l’application des recommandations du rapport Parent dans les années 60 a permis au Québec de faire un bond en avant dans la démocratisation de son système d’éducation, il faut aujourd’hui compléter ses objectifs en rendant le système gratuit à tous les niveaux » affirme Jean Murdock, secrétaire général de la Fédération nationale des enseignantes et des enseignants du Québec (FNEEQ-CSN). Par ailleurs, la Coalition estime que toute proposition qui irait dans le sens d’une augmentation des droits de scolarité constituerait un choix socialement inacceptable et à l’opposé du principe d’égalité des chances.

Une analyse féministe contre la marchandisation de l’éducation
La Coalition rappelle par ailleurs que l’accessibilité de l’éducation est un moyen important pour parvenir à l’égalité entre les hommes et les femmes. « L’accès à l’éducation a eu et doit garder une fonction émancipatrice pour les femmes qui ont pu améliorer leurs conditions de vie » rappelle Angèle Laroche, présidente de l’R des centres de femmes du Québec, un des 140 groupes membres de la Coalition. Encore aujourd’hui, il existe au Québec des écarts économiques importants entre les femmes et les hommes (2). Par conséquent, le même frais chargé à une femme lui coûtera plus cher qu’à un homme, et ce, dans une proportion équivalente à l’écart économique qui les sépare. « Une façon de s’attaquer concrètement et efficacement à cette inégalité envers les femmes, serait de retirer l’ensemble des barrières tarifaires érigées entre les citoyennes et leurs droits sociaux : l’éducation, les services de santé et les services sociaux, le logement», affirme madame Laroche.

La gratuité se finance : près de 20 solutions fiscales et mesures de contrôle des finances publiques!
Pour la Coalition, le gouvernement fait fausse route en se privant d’étudier sérieusement la gratuité scolaire en prenant pour prétexte l’état des finances publiques. « Contrairement à ce qui est largement véhiculé, le Québec a les moyens de choisir la gratuité scolaire » affirme Caroline Toupin du Mouvement d’éducation populaire et d’action communautaire du Québec rappelant que la Coalition a identifié près d’une vingtaine de solutions fiscales et mesures de contrôle des finances publiques. Ces mesures comprennent l’ajout de paliers d’imposition, l’abolition des crédits d’impôts sur les gains en capital, des mesures de contrôle des coûts des médicaments, et autres (3) et rapporteraient plusieurs milliards de dollars par année, alors qu’on évalue le coût de la gratuité scolaire à environ 700 millions de dollars. « C’est une question de choix politique que le gouvernement peut faire comme celui de 2007, quand l’État québécois s’est privé de 950 M$ de revenus pour accorder aux particuliers une baisse d’impôt qui a spécialement favorisé les mieux nantis», conclue Denis Létourneux de la Fédération autonome de l’enseignement.

PrésentEs en appui aux étudiantEs le 26 février prochain
Pour toutes ces raisons, les membres de la Coalition invitent la population à venir manifester aux côtés des étudiantEs pour une éducation libre, accessible, et gratuite le 26 février prochain, en marge du Sommet sur l’enseignement supérieur.

_________________________
1) Selon les recherches faites par l’Institut de recherche et d’information socio-économique.http://www.iris-recherche.qc.ca/wp-content/uploads/2011/11/brochure-faut-il-vraiment-augmenter.pdf.
2) En 2008, à l’échelle canadienne, les femmes gagnaient 71% du revenu des hommes.
3) http://www.nonauxhausses.org/affiches/alternatives-fiscales-justes-et-equitables-pour-les-finances-publiques/


Oh oui, il y en a de l’argent !!!

mardi 12 février 2013 par Kim

Le gouvernement péquiste a fait un volte-face par rapport à certaines promesses électorales, et ce, quasiment plus rapidement que Lucky Luke aurait pu le faire ! Il a en effet tourné le dos à l’abolition de la taxe santé pour 2012 et 2013, reculé sur la question du rehaussement de l’imposition sur les gains en capital et des revenus de dividendes des particuliers et surtout sur l’introduction de deux nouveaux paliers d’imposition qui aurait pu rapporter plus de 600 millions de dollars dans les coffres du gouvernement. Pourtant, le gouvernement clame haut et fort qu’il manque d’argent !

Rappelons que les baisses d’impôts successives appliquées depuis 15 ans (tant sous les libéraux que sous les péquistes) privent l’État québécois de plus de 5 MILIARDS de revenus par année expliquant en bonne partie la crise actuelle des finances publiques. Nombreuses études démontrent clairement que ces baisses d’impôts profitent davantage aux plus riches de la société.

Ce qui est étonnant dans cette volte-face, c’est que le Parti québécois n’a même pas livré bataille au sein même de l’Assemblée nationale. Il est vrai que les forces politiques, sociales et médiatiques défendant les plus riches québécois (les 3,1% gagnant plus de 130 000$). Ces forces puissantes ne se sont pas gênées pour tenir des propos dépassant de loin la « triste » réalité de ces « pauvres » riches criant à l’injustice, à l’iniquité et brandissant même le spectre de déménagement massif ! Pourtant lorsqu’ils étaient imposés à un taux de 33% dans les années 80 (contre 25,75 % appliqué par le Parti québécois pour cette année), personne ne menaçait de déménager ! Bien plus, certains propos ont carrément dépassé la mesure. Par exemple, le président de la Chambre de commerce de Montréal qui déclare qu’imposer davantage les plus riches « ça risque de les appauvrir » ou encore, le chef du PLQ qui s’indigne sur le fait que les hausses d’impôt des plus riches créait de « l’anxiété fiscale » ! Ces messieurs préfèrent nettement la voie des coupures dans les programmes sociaux et la tarification des services publics pour équilibrer les finances de l’État.

Pourtant, la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics a identifié dix-sept (17) possibilités d’augmentation des revenus de l’État, et ce, pour un montant total dépassant les neuf MILLIARDS de dollars PAR ANNÉE (voir http://www.nonauxhausses.org/affiches/alternatives-fiscales-justes-et-equitables-pour-les-finances-publiques). Oui, il existe des richesses et de l’argent au Québec ; il s’agit de choix idéologiques et politiques à savoir si nous allons vers une société plus juste et plus équitable par le biais des impôts. Sans justice fiscale, aucune justice sociale n’est possible.

Oui Mme Marois, oui, M. Marceau, vous pouvez et devez faire d’autres choix que ceux mises de l’avant par le gouvernement précédent et votre gouvernement. Oui, vous pouvez et devez tenir minimalement vos promesses électorales. C’est d’ailleurs en grande partie grâce à ces promesses que vous avez été élus.

Normand Gilbert
Pour la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics
(LETTRE OUVERTE TRANSMISE AUX MÉDIAS LE 29 JANVIER 2013)


Est-ce équitable d’accorder un crédit d’impôt sur les gains en capital ?

mardi 12 février 2013 par Kim

Le gouvernement Marois devait modifier le crédit d’impôt sur le gain en capital afin que les contribuables incluent les trois quarts (75 %), au lieu de la moitié, de leurs gains en capital dans leur déclaration de revenus. Dans son budget de novembre dernier, le gouvernement a préféré le statu quo, ce qui fait en sorte que 50 % des revenus tirés de la spéculation ne sont pas imposés.

 

Cette mesure est discriminatoire puisqu’elle confère un avantage indu aux contribuables qui peuvent profiter de ce type de revenu. C’est comme si chacun de nous payait de l’impôt que sur la moitié de son salaire ! Pourquoi ce privilège aux individus qui ont les moyens !

 

Rappelons que le gain en capital est le profit réalisé à la vente d’une action, d’une obligation, d’un terrain, d’un immeuble autre que la résidence principale .

 

Cette mesure coûte cher à l’État (416 millions $ en 2011) et permet que 50 % de l’argent tiré d’activités spéculatives restent dans les poches des individus, souvent à l’aise financièrement, et ne profitent pas à la collectivité. Cet avantage fiscal favorise une minorité bien nantie : 57 % de tous les gains en capital ont été empochés par le 1,5 % des contribuables qui gagnent plus de 150 000 $ par année.

 

Dans un contexte où le déficit zéro est un objectif dit incontournable et où les citoyens ordinaires ont vu les taxes et les tarifs augmenter, il est surprenant que le gouvernement se prive volontairement de revenus importants.

 


30 janvier 2013 – Les groupes sociaux retournent la facture de l’austérité budgétaire à Pauline Marois – Manifestation « Ce sont encore les mêmes qui vont payer, pour un budget d’austérité ! »

mercredi 30 janvier 2013 par Kim

Montréal, le 30 janvier 2013–À moins de deux semaines de la rentrée parlementaire et du début de l’étude des crédits budgétaires, la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics demande de nouveau au gouvernement Marois de renoncer à sa stratégie qui prône l’austérité budgétaire. Pour bien se faire comprendre, elle a tenté, ce midi, de lui livrer une facture géante.

Force est de constater que les mesures du budget Marceau poursuivent la ligne tracée par le précédent gouvernement libéral, et ce malgré les nombreuses critiques adressées. Ces mesures appauvriront une grande partie de la population, qui fait déjà les frais des politiques régressives des dernières années, rappelle la Coalition. « Ces mesures d’austérité vont également affecter durablement les services publics » affirme Denis Létourneux, vice-président de la Fédération autonome de l’enseignement (FAE). Les membres de la Coalition sont effectivement d’avis que de continuer à privilégier les compressions et la tarification des services publics ne peut que conduire à une réduction de leur accessibilité. Ne pas avoir accès aux services publics, ça aussi ça contribue à creuser les inégalités et ça entraine inévitablement une société à deux vitesses ». La Coalition note que même les grandes organisations néolibérales reconnaissent maintenant que les politiques de réduction des dépenses publiques mises en applications dans plusieurs pays ont eu, jusqu’à présent, des conséquences très négatives sur la population.

« Pourtant, le Parti Québécois avait d’autres choix, il a lui-même proposé quelques pistes fiscales visant à faire contribuer davantage les mieux nantis aux finances publiques lors de la campagne électorale, mais il y a renoncé afin de ne pas déplaire aux agences de notation », s’indigne M. Letourneux,  rappelant que la Coalition a déjà proposé plusieurs solutions fiscales permettant de financer adéquatement les services publics sans avoir recours aux compressions et à la tarification.

Les groupes sociaux sont particulièrement inquiets de la hausse des tarifs du bloc patrimonial d’hydroélectricité qui s’ajoutera, dès 2014, aux hausses soumises annuellement à la Régie de l’énergie. C’est pour cette raison que la manifestation s’est terminée devant le siège social de la société d’état ou des dizaines de copies de factures annotées de l’inscription « mauvais.e.s destinataires » ont été remises symboliquement à Hydro-Québec.

La Coalition souligne que ces hausses toucheront de plein fouet les ménages à faibles revenus, nombreux à vivre dans des logements mal -isolés. « En 2011, Hydro-Québec a engendré des profits de 2,6 milliards de dollars. Pendant ce temps, c’est plus de 50 000 familles qui ont été débranchées, faute de pouvoir payer leur facture», a rappelé Amélie Châteauneuf du Front commun des personnes assistées sociales du Québec au moment de l’action symbolique.


Ce sont encore les mêmes qui vont payer, pour un budget d’austérité !

lundi 14 janvier 2013 par Kim

Manifestons ensemble, le 30 janvier, à l’appel de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics.

L’an dernier, ce sont plus de 50 000 familles qui ont été débranchées par Hydro-Québec. Pourtant, le Parti Québécois a tout de même choisi d’aller de l’avant avec le projet libéral de hausse des tarifs d’électricité. N’est-il pas étonnant de voir qu’après la plus grande mobilisation sociale des dernières années, le nouveau gouvernement n’ait pas saisi que nous réclamions un Québec plus juste et progressiste? En effet, celui-ci s’est empressé de reculer sur presque toutes ses promesses les unes après les autres. Le retrait de la taxe santé, l’abolition de la hausse des tarifs d’électricité ou la hausse des redevances minières sont autant de mesures promises qui sont absentes du premier budget péquiste. Plutôt que d’agir sur ce qui avait été promis, le gouvernement Marois a plutôt choisi de nous concocter un énième budget libéral sous le signe de compressions budgétaires et de mesures fiscales régressives.

Le printemps dernier nous l’aura montré : les mouvements populaires permettent des victoires concrètes. En effet, l’une des seules promesses que le Parti Québécois aura respectées suite à son élection est l’annulation de la hausse des frais de scolarité. À nos yeux, il apparaît ainsi évident qu’il ne nous reste qu’une façon de faire en sorte que les péquistes reviennent sur leurs décisions de hausser les tarifs d’électricité, de maintenir la taxe santé ou d’imposer une indexation des frais de scolarité après le Sommet sur l’éducation: prendre la rue. C’est pourquoi la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics vous invite à venir rappeler au Parti Québécois ses promesses.

Rendez-vous devant le bureau de Pauline Marois, coin McGill et Sherbrooke;
Mercredi le 30 janvier à 11h30!

Une soupe sera servie à la fin de la manifestation.

Téléchargez le tract de la manifestation
Download the flyer

L’événement facebook de la manifestation se trouve au lien suivant : https://www.facebook.com/events/435476323190976/


Réaction de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics au budget Marceau / Un autre budget injuste !

mardi 20 novembre 2012 par Kim

La Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics, formée de 140 groupes sociaux, est profondément déçue du budget présenté aujourd’hui par le nouveau gouvernement. « Non seulement le Parti Québécois maintient deux des trois mesures de tarification régressives les plus injustes annoncées par le Parti Libéral, mais il maintient le quasi statu quo en matière de fiscalité », s’insurge Véronique Laflamme une des porte-parole de la Coalition qui accuse le nouveau gouvernement de suivre les pas tracés par son prédécesseur.

La Coalition est particulièrement scandalisée que le ministre maintienne non seulement la contribution santé, mais revienne aussi sur sa promesse, pourtant réitérée au début du mois, d’abolir la hausse des tarifs du bloc patrimonial d’hydro-électricité a prévue pour 2014 par l’ancien gouvernement. Le gouvernement joue sur les mots en annonçant que la hausse est annulée et qu’elle sera remplacée pas une indexation au coût de la vie. «  Il s’agit bel et bien d’une hausse, régressive en plus, car elle pèsera beaucoup plus lourd sur les ménages à faible et à modeste revenus et elle s’ajoutera aux hausses soumises annuellement à la Régie de l’énergie ».

 

« Pourquoi le gouvernement s’obstine-t-il à imposer une hausse de tarifs et une taxe santé compliquée plutôt que de simplement récupérer les mêmes montants par des hausses d’impôts des particuliers à haut revenu et une augmentation de la contribution fiscale des entreprises? Si le ministre voulait être équitable, c’est ce qu’il aurait fait », rappelle la porte-parole en ajoutant que c’est la manière véritablement progressive de financer les services publics et les programmes sociaux.

 

La Coalition est surprise de la très grande timidité du gouvernement en matière de fiscalité. Elle remarque particulièrement que le budget 2013-2014 ne prévoit aucune hausse des redevances minières. Le gouvernement se contente d’annoncer une consultation sur la révision du régime minier, se privant de plusieurs millions $ pour les prochains mois. Il ne prévoit pas non plus la remise en place de la taxe sur le capital pour les entreprises financières qui permettrait d’aller chercher 2 milliards $ par année. Le budget ne prévoit pas non plus l’imposition à 75 % des gains de capital au lieu de 50 %, comme le Parti Québécois s’y était engagé en campagne électorale. Bien que la hausse de un palier d’imposition pour les contribuables gagnant plus de 100 000 $, une des 17 alternatives fiscales mises de l’avant par la Coalition, soit un premier pas dans cette direction, la Coalition s’inquiète que les sommes amassées soient allouées au Fonds de financement des établissements de santé et de services sociaux, un fonds dédié, soumis à des règles particulières, plutôt qu’au budget général du Québec.

 

Dans ce contexte, la Coalition est également inquiète que le gouvernement veuille à tout prix rétablir l’équilibre budgétaire pour 2013-2014 en procédant à une limitation assez drastique de la croissance des dépenses de programmes, la plus basse en 14 ans à 1.8%, qui se traduira invariablement par des compressions qui affecteront la qualité et l’accessibilité des services publics déjà mis à mal. « Le ministre des Finances dit vouloir résorber l’impasse budgétaire, mais il se prive de revenus importants dont il aurait pu bénéficier en instaurant une plus grande progressivité de l’impôt et en augmentant la contribution des entreprises aux finances publiques », remarque Véronique Laflamme.

 

Le ministre Marceau affirme « rétablir la justice fiscale » et défendre la classe moyenne, mais c’est loin d’être le cas selon la Coalition qui l’accuse de manquer de courage, de ménager la chèvre et le chou et de vouloir plaire d’abord aux investisseurs au détriment de la majorité de la population. « Rétablir la justice fiscale, c’est redistribuer la richesse, c’est faire contribuer davantage les mieux nantis et les grandes entreprises qui bénéficient de surcroit de nouveaux crédits d’impôts, c’est se donner les moyens comme société de s’offrir des services publics accessibles et de qualité, c’est lutter contre les inégalités sociales, c’est respecter les droits économiques et sociaux de tous et toutes comme celui à un niveau de vie suffisant et, malheureusement, le nouveau gouvernement semble avoir refusé de faire ces choix», conclut la porte-parole de la Coalition.


Redistribuer la richesse… au lieu d’appliquer des mesures d’austérité

samedi 10 novembre 2012 par Kim

Sherbrooke, le 10 novembre 2012 – À dix jours du premier budget du gouvernement Marois, la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics a manifesté devant la Conférence nationale des présidents et des présidentes de circonscription du Parti Québécois qui se déroulait à Sherbrooke. Elle a demandé au gouvernement péquiste de renoncer à répondre aux défis financiers du Québec par l’entremise d’une austérité budgétaire qui ne ferait qu’accroitre les inégalités et les tensions sociales.

 

Pour la Coalition, la solution passe plutôt par la redistribution de la richesse. Elle réclame donc que le budget Marceau mette en application deux mesures promises par le PQ durant la campagne et auxquelles il a renoncé depuis, soit l’ajout de deux paliers d’imposition pour les contribuables plus fortunés et l’imposition à 75 % des gains de capital au lieu de 50 %, comme c’est le cas présentement. Elle estime par ailleurs que le gouvernement pourrait aller encore plus loin, en adoptant 18 alternatives fiscales réalistes et réalisables qu’elle lui a fait connaître.

 

Selon la Coalition, l’adoption de telles alternatives dans le prochain budget permettrait au ministre des Finances, Nicolas Marceau, d’annoncer un financement beaucoup plus adéquat des services publics, de même que des mesures ambitieuses de lutte contre la pauvreté, dont un rehaussement substantiel des prestations d’aide sociale et un financement accru du logement social. Elle lui fournirait également les moyens de respecter d’autres promesses péquistes de la dernière campagne, dont l’abandon total de la Taxe santé et celui de la hausse majeure des tarifs d’électricité annoncée par l’ancien gouvernement pour 2014. L’augmentation des frais de scolarité pourrait enfin être abandonnée une fois pour toutes.

 

Les membres de la Coalition, issus du mouvement populaire, communautaire, syndical, féministe et étudiant estiment que le budget fournit l’occasion au gouvernement Marois d’effacer sa volte-face récente sur la Taxe santé. Dans les jours suivant l’élection du dernier gouvernement, la Coalition avait d’ailleurs pris la peine de souligner avec enthousiasme la volonté affirmée du Parti Québécois d’abolir cette taxe régressive et injuste. Par le rassemblement d’aujourd’hui, la Coalition souhaite donc témoigner de sa grande déception à l’égard de cette décision malheureuse, mais également démontrer sa détermination à poursuivre sa lutte en faveur d’une société plus juste et équitable.


Accueil | Contact | Plan du site | | Statistiques du site | Visiteurs : 235759

Suivre la vie du site fr    ?    |    titre sites syndiques OPML   ?

Site réalisé avec SPIP 3.2.0 + AHUNTSIC

Creative Commons License

Visiteurs connectés : 0