Syndicat du personnel enseignant du Collège Ahuntsic (FNEEQ-CSN)

Articles les plus récents

La hausse d’impôts des mieux nantis est-elle exagérée ?

mardi 9 octobre 2012 par Kim

Le nouveau gouvernement péquiste prévoit augmenter l’impôt des contribuables gagnant plus de 130 000 $ de 4% (de 24% à 28%) et de 7% pour les personnes gagnant plus de 250 000 $ (de 24% à 31%).  Le nombre de contribuables touchés représente environ 3,1% des contribuables québécois (150 000). Plusieurs crient au loup et brandissent la possibilité d’un « exode » des mieux nantis, rien de moins ! Quand est-il ?

Premièrement, ces taux d’imposition ne s’appliquent pas sur l’ensemble des revenus de ces riches contribuables, mais en fonction de tranches de revenus (voir le tableau ci-dessous). Évidemment, l’impôt est appliqué sur le montant une fois soustrait la panoplie d’abris fiscaux.

Donc, une personne gagnant 300 000$ paiera « théoriquement » un montant supplémentaire de 7 900$ seulement. Soulignons au passage que les contribuables déclarant des revenus de 130 000$ et plus bénéficieront eux aussi (comme tous les contribuables) d’une baisse d’impôt de 200 $ découlant de l’annulation de la taxe santé !

Deuxièmement, selon Statistique Canada, les contribuables ayant déclaré des revenus de plus d’un million de dollars en 2011, contribuent pour seulement 4% des impôts des particuliers au Québec. Il serait intéressant de calculer le pourcentage de leurs revenus par rapport à l’ensemble des contribuables pour savoir s’ils paient vraiment leur juste part d’impôt…

Troisièmement, rappelons qu’il y a déjà eu plus de 12 paliers d’imposition (contre trois actuellement) et qu’en 1985, le plus haut taux d’imposition se situait à 33%. Pourtant, il ne semble pas avoir eu d’exode des mieux nantis à cette époque. D’ailleurs, la baisse des impôts pour les mieux nantis relève principalement de choix idéologiques qui ont amené les États à se priver de revenus substantiels, ce qui a contribué à affaiblir leur capacité à répondre adéquatement aux besoins de la population en général.

Et pour finir : « en ne tenant compte que des baisses de l’imposition générale des particuliers depuis 2000 et de deux catégories de déductions fiscales consenties principalement aux plus fortunés, on constate que l’État québécois se prive chaque année de 9,8 milliards $ en revenus. » (« La crise des finances publiques », IRIS Mars 2008). Faut-il vous rappeler que ces baisses d’impôts ont davantage profité aux mieux nantis ?

La hausse d’impôt pour les mieux nantis ; exagérée dites-vous ?

Exemple de l’impôt à payer pour un contribuables gagnant 300 000 $ en appliquant les deux nouveaux paliers d’imposition (sans tenir compte de multitude d’autres déductions fiscales).

Palier

d’imposition

Montant

à imposer

% d’imposition

s’appliquant

Montant à payer
0 $   à    10 640 $ 10 640 $ 0 % 0 $
10 641 $   à    39 060 $ 28 419 $ 16 % 4 547 $
39 061 $   à    78 120 $ 39 059 $ 20 % 7 812 $
78 121 $  à  130 000 $ 51 879 $ 24 % 12 451 $
131 001 $  à  250 000 $ 119 999 $ 28 % 33 320 $
251 001 $  à   300 000$ 48 999 $ 31 % 15 190 $
TOTAL de l’impôt à payer 73 320 $

L’impôt « théoriquement » que devra payer un contribuable gagnant 300 000 $ est de 73 630 $ représentant un taux d’imposition de 24.4%. La somme additionnelle est de 7 900 $ par rapport aux paliers d’imposition actuels.


Révision de la fiscalité – Le gouvernement doit aussi toucher les banques

jeudi 4 octobre 2012 par Kim

Montréal, 4 octobre 2012 – Réjouie de voir que les mobilisations populaires des dernières années ont porté fruit, comme en témoignent la défaite électorale du Parti libéral ainsi que les récents engagements du Parti québécois, la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics poursuit la lutte à la privatisation et à la tarification des services publics tout comme celle pour une meilleure redistribution de la richesse.

 

Si le Parti québécois s’est engagé à abolir la taxe santé, la loi 12, la hausse des droits de scolarité et qu’il n’haussera pas les tarifs d’Hydro-Québec, c’est en très grande partie grâce à la mobilisation populaire. Ceci démontre que l’action collective et la mobilisation demeurent les moyens privilégiés pour obtenir des changements sociaux positifs. Toutefois, la lutte à la privatisation et à la tarification des services publics tout comme celle pour une meilleure redistribution de la richesse sont loin d’être terminées!

 

En effet, depuis l’annonce faite par le Parti québécois d’augmenter les impôts des personnes gagnant 130 000$ et plus, nous avons pu constater une levée de boucliers de la part d’une minorité qui ne veut pas se délester de ses privilèges. « Les élites profitent de leurs situations avantageuses pour utiliser les tribunes médiatiques et leurs vassaux afin de faire peur aux Québécoises et Québécois. On tente de nous faire croire que les riches déserteront le Québec, que les riches paient déjà beaucoup trop d’impôt, que cette hausse est injuste. Pourtant, ces personnes qui se plaignent aujourd’hui sont celles qui, hier, étaient en accord avec la hausse des droits de scolarité de 1625$ par année pour des étudiantes et étudiants qui gagnent tout juste 12 000$ par an! » dénonce Denis Létourneux, l’un des porte-parole de la Coalition.

 

« Cette offensive des ténors de la droite, alors que les inégalités sociales et économiques continuent de se creuser et que notre environnement est menacé, témoigne d’un immobilisme que l’on ne peut se permettre. Il y a urgence d’agir afin d’assurer les droits fondamentaux de tous et toutes, notamment les droits économiques, sociaux et culturels. À ce sujet, le sommet sur l’éducation, promis par le Parti québécois, sera notamment un moment pour recentrer le débat sur le droit à l’éducation et rappeler que la gratuité scolaire est intrinsèquement reliée à ce droit », souligne Véronique Laflamme, autre porte-parole de la Coalition.

 

La lutte pour une société plus juste et égalitaire doit se poursuivre et il n’est pas question de céder au chantage et aux menaces des élites économiques. « En ce sens, la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics continuera de faire pression sur le gouvernement afin que le Québec sorte du modèle néoliberal pour se tourner vers des politiques où la solidarité, la protection de l’environnement, l’égalité entre les hommes et les femmes et l’inclusion de tous et toutes seront au coeur de notre projet de société » prévient Lyse Cloutier de la Coalition montréalaise.


Les banques font-elles leur juste part ?

jeudi 4 octobre 2012 par Kim

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Alors que la précarité de nos finances publiques fait régulièrement la une de l’actualité, nous, de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics, ne cessons de proposer des solutions pour aller chercher des fonds là où il y en a. Nous profitons du fait que les six banques canadiennes viennent d’annoncer des profits trimestriels de 8,18 MILLIARDS $ (pour les trois mois terminés le 31 juillet!) pour mettre de l’avant une de ces solutions : rétablir la taxe sur le capital, mais seulement pour les entreprises financières (dont les banques).

Abolie en 2011, la taxe sur le capital des entreprises était prélevée sur le capital permanent des sociétés : par exemple, si une entreprise investissait un million de dollars pour l’achat de nouvelle machinerie, elle était taxée sur la valeur de cet investissement.  La taxe différait donc de l’impôt sur le revenu des entreprises en ce qu’elle était prélevée même si le rendement d’une société était déficitaire. Elle rapportait environ 2 milliards de dollars au gouvernement, soit un montant non négligeable.

Dans un contexte de grande compétition internationale, cette taxe pouvait effectivement freiner les investissements planifiés par les entreprises manufacturières (comme les PME) et en venir à limiter la création d’emplois, la productivité, la modernisation des équipements et donc la croissance économique.

Or, le fonctionnement des entreprises financières est différent : les banques font en effet de l’argent avec de l’argent, et non en investissant dans une usine, de la machinerie ou pour la production de biens. Les investissements de ces sociétés visent à maximiser des profits qui seront reversés aux actionnaires, selon les règles financières en vigueur, et non pas à l’État (par l’impôt sur le revenu ou les cotisations sociales).

Quand on considère les importants profits que les banques déclarent trimestres après trimestres, il est pertinent de réclamer que l’État perçoive la juste part de cette richesse créée.
Ainsi, si le gouvernement décidait de rétablir la taxe sur le capital à un taux de 1,2% pour les entreprises financières (tout en continuant d’exempter les entreprises du secteur manufacturier), il pourrait récupérer des revenus annuels de 800 millions de dollars. A noter qu’il ne serait pas le seul à accroître la juste part des banques, puisque de nombreuses provinces canadiennes le font aussi (Nouvelle-Ecosse et Nouveau-Brunswick, par exemple).

Elisabeth Gibeau, Union des consommateurs, membre de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics :www.nonauxhausses.org

Liens pertinents :
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2012/05/04/007-taxe-capital-quebec-retour-analyse.shtml
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/carnets/2007/02/27/83839.shtml

Nouveau-Brunswick :
http://www2.gnb.ca/content/gnb/fr/nouvelles/communique.2012.05.0406.html
http://www.couragepolitique.org/uploads/materiel/Taxe_sur_le_capital.pdf

Profit des banques :
http://www.radio-canada.ca/nouvelles/Economie/2012/08/30/001-banques-profits-jeudi.shtml

Abolition de mesures régressives par le gouvernement Marois

vendredi 21 septembre 2012 par Kim

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La Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics crie victoire

Montréal, 21 septembre 2012 – La Coalition opposée à la privatisation et à la tarification des services publics salue la décision du gouvernement Marois qui a confirmé, au premier jour de son gouvernement, l’abolition de la taxe santé avant le prochain rapport d’impôt et l’annulation, d’ici le Sommet sur l’éducation supérieure, de la hausse des frais de scolarité. Elle se réjouit également de l’abrogation de la loi spéciale (loi 12) qui imposait de graves limites aux droits civils et politiques.

La coalition de groupes sociaux d’horizons divers crie victoire à l’annonce de l’abandon de trois des quatre mesures prioritaires pour lesquelles elle a lutté au cours des deux dernières années. « L’abandon de ces mesures décriées par de larges pans de la société démontre que la mobilisation populaire porte fruit » souligne Véronique Laflamme du FRAPRU, une des porte-parole de la Coalition, saluant au passage la ténacité étudiante exemplaire mais également la solidarité sans précédent démontrée à l’égard de la grève du printemps.

La Coalition attend maintenant l’annonce de l’abandon de la hausse majeure du bloc patrimonial des tarifs d’hydro-électricité prévue à partir de 2014, tel que promis par le Parti québécois durant la campagne électorale.  Le détail de cette mesure n’ayant pas encore été annoncé par le gouvernement précédent, le gouvernement Marois pourrait rapidement annoncer son abandon croit la Coalition.

La Coalition sera vigilante durant les prochains mois quant aux moyens que le gouvernement péquiste utilisera pour revenir à l’équilibre budgétaire, surtout que celui-ci continue à prendre pour exemple l’atteinte du déficit zéro à la fin des années 1990, en passant sous silence ses effets néfastes sur les services publics et la lutte contre la pauvreté. Elle le met en garde contre le recours à des mesures similaires d’austérité budgétaire. Elle rappelle qu’elle a mis de l’avant plusieurs alternatives fiscales au cours des dernières années, dont l’ajout de paliers d’imposition, la pleine imposition des gains en capital, le retour de la taxe sur le capital pour les institutions financières, la fin des PPP et des contrats secrets d’Hydro-Québec. Certaines de ces alternatives ont été reprises au moins en partie par le Parti québécois.

Les groupes membres de la Coalition sont conscients que dans le contexte de gouvernement minoritaire, le sort de certaines mesures dépendront des appuis reçus par le Parti Libéral ou la Coalition Avenir Québec, deux partis qui prônent ouvertement la tarification et la privatisation des services publics, ainsi que les mesures d’austérité. Ils ont également remarqué que le milieu des affaires et les think-thanks de droite utilisent les tribunes médiatiques dont ils disposent pour décrier  les mesures fiscales visant à faire contribuer davantage les grosses entreprises et les plus fortunés. « Dans ce contexte, nous croyons que la mobilisation demeure dès maintenant nécessaire, non seulement pour éviter les reculs mais pour aller plus loin dans la mise en œuvre d’une meilleure redistribution de la richesse afin de mettre fins aux inégalités sociales grandissantes », conclue Régine Laurent, présidente de la FIQ et une des porte-parole de la Coalition.


Pour une société juste – Grande manifestation unitaire le 22 août à Montréal

mercredi 22 août 2012 par Kim

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Montréal, le 22 août 2012 – C’est par dizaines de milliers que se sont rassemblé-e-s aujourd’hui les Québécoises et les Québécois dans les rues de Montréal, à l’appel de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics et de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante (CLASSE), afin de protester contre la destruction progressive des services publics, la hausse des frais de scolarité et la loi 12 (loi 78). Des gens de tous les horizons, du mouvement étudiant aux groupes communautaires, en passant par les organisations syndicales, réclament d’une seule voix l’arrêt de ces mesures dirigées contre ce qui permet la bonne santé d’une société.

Alors que les partis qui risquent de prendre le pouvoir à la suite des élections du 4 septembre multiplient les promesses populaires pour soi-disant améliorer le sort de la classe moyenne, la Coalition s’inquiète de l’absence de débat sur la mise en place accélérée de politiques néolibérales. «Ces politiques sont la principale cause d’appauvrissement de la classe moyenne, la raison pour laquelle les ménages ont de la difficulté à joindre les deux bouts et la source d’un nombre grandissant d’inégalités sociales au Québec», déclare Véronique Laflamme, porte-parole de la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics. Les groupes sociaux s’inquiètent également du faible intérêt envers le financement des politiques sociales comme la lutte à la pauvreté et le maintien de services publics et de programmes sociaux accessibles et de qualité. «Les derniers gouvernements, tout comme le patronat, répètent que les finances publiques sont en tellement mauvais état qu’il n’y a pas d’autres choix que de couper, tarifer et privatiser. Sous prétexte que chacun et chacune fasse sa juste part dans la société, on accentue un modèle basé sur la responsabilité individuelle plutôt que sur la solidarité sociale», remarque Mme Laflamme. De son côté, la Coalition prône plusieurs alternatives fiscales afin de financer adéquatement les services publics dont une réforme majeure de la fiscalité, obligeant les contribuables plus fortunés et les grandes entreprises à payer leur juste part.

La hausse des frais de scolarité est l’une des mesures de ce programme de destruction progressive des services publics, et c’est pour cette raison que les étudiants et étudiantes du Québec ont créé, ces six derniers mois, le plus grand mouvement de grève étudiante de l’histoire de la province. «On l’a vu avec la loi 12 : quand les mesures néolibérales ne passent pas, les gouvernements cherchent à les imposer à coups d’amendes et de matraques», observe Jeanne Reynolds, coporte-parole de la CLASSE. Malgré les élections, plusieurs associations étudiantes, représentant des dizaines de milliers d’étudiantes et étudiants, ont décidé de reconduire la grève générale. «La grève a été la meilleure façon de faire parler d’éducation au Québec ces derniers mois, et si nos politiciens et politiciennes semblent ne pas s’en préoccuper au cours de cette campagne, c’est à nous de sensibiliser la population à ce sujet», lance Mme Reynolds. C’est parce que la grève a été un moyen si efficace de mettre de l’avant les revendications étudiantes que la CLASSE appelle à la poursuite de la mobilisation, peu importe la couleur du gouvernement qui sera élu le 4 septembre. «Et même si la loi 12 est retirée et la hausse est annulée, la population étudiante restera vigilante à toute attaque contre l’éducation ou les services publics. On n’a pas fini d’entendre parler de nous», poursuit Mme Reynolds.

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Informations :
Ludvic Moquin-Beaudry, attaché de presse de la CLASSE : 514-835-2444
Courriel : communication@asse-solidarite.qc.ca
Site web : www.bloquonslahausse.com

Véronique Laflamme, Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics : 418-956-3403
Courriel : veronique@frapru.qc.ca
Site web : www.nonauxhausses.org


Bulletin La Main Rouge – Août 2012

mardi 21 août 2012 par Kim

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Le nouveau bulletin La Main Rouge (août 2012) intitulé «Avant, pendant et après la campagne électorale : MOBILISATION GÉNÉRALE ! » est en ligne. Nous vous invitons à le télécharger dès maintenant !


Sans titre

lundi 20 août 2012 par Kim

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Depuis les 30 dernières années, les gouvernements du Québec ont pris le virage (à droite !) des politiques néolibérales. Privatisations d’entreprises ou de services publics, négociations d’accords de libre-échange, politiques de « déficit zéro », compressions budgétaires dans les services publics et les programmes sociaux et tarification des services publics ne sont que quelques exemples. Maintenant, le gouvernement parle de partenariats publics-privés, du principe d’utilisateur-payeur et d’importantes baisses d’impôts.

Si ces politiques prétendent vouloir que chacunE paie sa juste part, leur conséquence est plutôt l’accroissement des inégalités sociales. Les politiques néolibérales appauvrissent la classe moyenne et maintiennent les personnes les plus démunies de notre société dans une situation de pauvreté inacceptable. Et les femmes sont toujours plus pauvres que les hommes.

Alors que le budget 2007 contenait de nouvelles baisses d’impôt bénéficiant aux plus riches et aux entreprises ainsi que l’abolition de la taxe sur le capital, celui de 2010 annonçait une hausse majeure des frais de scolarité, l’instauration d’une taxe santé de 200 $ par année, une hausse majeure de 20 à 30 % du bloc patrimonial des tarifs d’hydro-électricité à partir de 2014. Ces mesures régressives ont appauvri la classe moyenne québécoise et fragilisé la situation déjà précaire des plus pauvres. La marchandisation des services publics a affaibli notre filet social.

Face à cela, différents groupes sociaux réclament, depuis longtemps, la justice sociale et le respect des droits sociaux et économiques comme l’éducation, un revenu décent, le logement, la liberté d’association ou des conditions de travail justes et favorables.

De fait, il existe des alternatives fiscales pour financer des services publics et des programmes sociaux accessibles et de qualité sans recourir à la tarification et à la privatisation. Il s’agit d’un choix politique.

Il y a urgence de revoir les finances publiques pour répartir la richesse et cela devrait être au coeur de la présente campagne électorale.
La grève générale étudiante a entraîné une mobilisation sans précédent de plusieurs pans de la société exaspérés de voir la classe politique défendre les intérêts d’une minorité de privilégiéEs. Ce n’était que l’éveil d’un peuple.

Le 22 août, démontrons que la mobilisation populaire contre la hausse des frais de scolarité, la taxe santé, la hausse des tarifs d’hydro-électricités, la corruption, les PPP et la vision néolibérale de notre société se poursuit.

Le 22 août, étudiantes et étudiants, travailleuses et travailleurs, locataires, personnes en situation de pauvreté, militantes et militants, manifestons,
ENSEMBLE, POUR UNE SOCIÉTÉ JUSTE !

Cliquez ici pour télécharger le tract


Les services publics ne sont pas une occasion d’affaire rappelle la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics

mercredi 13 juin 2012 par Kim

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Montréal, le 13 juin 2012 – Au troisième jour de la Conférence de Montréal, la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics (Coalition) a de nouveau dénoncé, sur fond de casseroles, la révolution tarifaire mise en œuvre par le gouvernement Charest. Le nom anodin de ce forum cache un des plus importants rassemblements tenus annuellement en Amérique du Nord qui réunit d’influents membres de l’élite financière, du monde des affaires et de la scène politique. Comme le rappelle Véronique Laflamme, organisatrice au FRAPRU et porte-parole de la Coalition : « dans ce genre de forum, un très petit nombre de personnes, sans aucune légitimité, planifie depuis des années les politiques économiques régressives mises en œuvre dans de nombreux pays. Or, la mise en œuvre de ces politiques néolibérales s’accélère actuellement au Québec avec la révolution culturelle imposée par le gouvernement ».

Éducation : une logique marchande de plus en plus présente

Depuis plusieurs années, la Conférence est l’occasion de discuter de la mondialisation économique. La Coalition souligne qu’il n’est pas anodin que lors de l’ouverture de la Conférence, Jean Charest y ait vanté l’Accord économique et commercial global (AECG) avec l’Union européenne actuellement en négociation. « Les différents accords négociés autant dans les organisations économiques internationales que les accords bilatéraux comme l’AECG veulent ouvrir les services publics à la concurrence des marchés, y compris la santé et l’éducation » continue Mme Laflamme.

Bien que la mobilisation populaire qui se manifeste depuis 20 ans ait jusqu’à maintenant empêché l’inclusion des services publics dans ces accords économiques, la logique marchande est de plus en plus présente dans la gestion de ceux-ci, souligne Caroline Senneville, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants (FNEEQ-CSN). Selon elle, les enseignantes et enseignants ont constaté le résultat des réformes que subit le monde de l’éducation depuis plusieurs années et la transformation de ses orientations. « Pour Charest, Courchesne, Bachand et compagnie, l’éducation n’est plus un droit, mais une marchandise. Il n’y a plus d’étudiantes et d’étudiants dans les universités, mais des clientes et clients cherchant à maximiser leur investissement. Ce qui est en jeu derrière la hausse de 82%  des droits de scolarité, c’est une conception de l’éducation à laquelle nous nous opposons » a-t-elle rappelé.

Jeanne Reynolds, co-porte-parole de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante a pour sa part souligné que l’argument de « politiques et de communications publiques » invoqué par le gouvernement Charest pour mettre fin abruptement aux dernières négociations avec les étudiantes et les étudiants illustre bien que l’entêtement du gouvernement est idéologique. Le principe d’« utilisateur-payeur » dans lequel s’inscrit la hausse des frais de scolarité est un des piliers des politiques néolibérales. « Si on accepte une hausse aussi importante des frais de scolarité, le gouvernement risque par la suite d’invoquer encore la prétendue juste part pour vouloir augmenter d’autres tarifs. C’est pour cette raison que toute la population doit se mobiliser massivement » a-t-elle lancé.

Des alternatives fiscales à la tarification des services publics

Il y a derrière la « contribution » santé, la même logique de l’utilisateur-payeur qu’on fait miroiter comme solution miracle au problème de financement a par ailleurs rappelé, Jacques Benoit, coordonnateur de la Coalition Solidarité Santé. Le ministre des Finances avait justifié la mise sur pied de cette taxe en arguant que les fonds ainsi récoltés seraient consacrés au financement des établissements de santé et au développement de nouveaux services. « Cette mesure introduit une dangereuse modification à la fiscalité en y introduisant une taxation spécifique pour le réseau de la santé » dénonce-t-il. En plus, en ayant recours à la tarification, on fait payer le même montant à tout le monde peu importe leur revenu. Encore une fois, les plus pauvres, dont une majorité de femmes et la classe moyenne se retrouvent à payer davantage s’inquiète la Coalition Solidarité Santé. La même chose prévaut pour l’augmentation de 20% à 30% des tarifs d’hydro-électricité annoncée à compter de 2014. « Des choix budgétaires qui remplacent l’impôt progressif par une taxe santé ou par des tarifications, ça ne sert pas à financer nos services publics, ça sert à les marchandiser » ajoute M. Benoit.

Selon la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics, la privatisation et la sous-traitance ne nous feront pas économiser, elles bénéficieront plutôt aux grandes entreprises et à leurs actionnaires qui continueront de s’enrichir pendant que la majorité de la population s’appauvrit. « Les solutions mise de l’avant à la Conférence de Montréal et par le gouvernement du Québec ne sont pas les nôtres, souligne Véronique Laflamme. Elles détruisent nos services publics et elle s’attaquent à nos droits, elles nous appauvrissent individuellement et collectivement ». La Coalition met de l’avant plusieurs alternatives fiscales qui garantiraient l’accessibilité et la qualité des services publics, dont une réforme majeure de la fiscalité, obligeant les contribuables plus fortunés et les grandes entreprises à payer leur juste part d’impôt. « Nous aussi on veut que tout le monde fasse sa juste part, pas seulement les plus pauvres et la classe moyenne », conclue-t-elle.

Un contexte répressif qui inquiète

La Coalition a profité de l’occasion pour exprimer les graves inquiétudes que suscite le contexte répressif ambiant. « L’ampleur de la crise sociale qui a vu le jour avec la grève étudiante est le signe que de larges couches de la population emboîtent le pas de la protestation sociale, rejetant les orientations sociales et économiques défendues par le gouvernement Charest » a rappelé Dominique Peschard, président de la Ligue des droits et libertés. « Et pour y répondre, ce gouvernement a fait le mauvais choix : celui de la loi et de l’ordre. La Loi 78 renforce les pouvoirs arbitraires, déjà démesurés, des forces policières pour empêcher la tenue de manifestations. Mais, en voulant mettre le couvercle sur la marmite, le gouvernement n’a fait que soulever l’indignation et galvaniser les forces de résistance. La population n’a pas l’intention de renoncer à ses libertés civiles pas plus qu’elle n’a l’intention de se laisser imposer des politiques contraires au bien commun », conclut M. Peschard.

-30-

La Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics regroupe quelques 140 organisations communautaires, étudiantes, féministes et syndicales ayant des assises dans toutes les régions du Québec. Elle a été fondée à l’automne 2009. Pour plus d’information, visitez le site web au http ://www.nonauxhausses.org/

Renseignements :
Véronique Laflamme: 418-956-3403 (cellulaire)

Les services publics ne sont pas une occasion d’affaire
rappelle la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics

Montréal, le 13 juin 2012 – Au troisième jour de la Conférence de Montréal, la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics (Coalition) a de nouveau dénoncé, sur fond de casseroles, la révolution tarifaire mise en œuvre par le gouvernement Charest. Le nom anodin de ce forum cache un des plus importants rassemblements tenus annuellement en Amérique du Nord qui réunit d’influents membres de l’élite financière, du monde des affaires et de la scène politique. Comme le rappelle Véronique Laflamme, organisatrice au FRAPRU et porte-parole de la Coalition : « dans ce genre de forum, un très petit nombre de personnes, sans aucune légitimité, planifie depuis des années les politiques économiques régressives mises en œuvre dans de nombreux pays. Or, la mise en œuvre de ces politiques néolibérales s’accélère actuellement au Québec avec la révolution culturelle imposée par le gouvernement ».

Éducation : une logique marchande de plus en plus présente

Depuis plusieurs années, la Conférence est l’occasion de discuter de la mondialisation économique. La Coalition souligne qu’il n’est pas anodin que lors de l’ouverture de la Conférence, Jean Charest y ait vanté l’Accord économique et commercial global (AECG) avec l’Union européenne actuellement en négociation. « Les différents accords négociés autant dans les organisations économiques internationales que les accords bilatéraux comme l’AECG veulent ouvrir les services publics à la concurrence des marchés, y compris la santé et l’éducation » continue Mme Laflamme.

Bien que la mobilisation populaire qui se manifeste depuis 20 ans ait jusqu’à maintenant empêché l’inclusion des services publics dans ces accords économiques, la logique marchande est de plus en plus présente dans la gestion de ceux-ci, souligne Caroline Senneville, présidente de la Fédération nationale des enseignantes et enseignants (FNEEQ-CSN). Selon elle, les enseignantes et enseignants ont constaté le résultat des réformes que subit le monde de l’éducation depuis plusieurs années et la transformation de ses orientations. « Pour Charest, Courchesne, Bachand et compagnie, l’éducation n’est plus un droit, mais une marchandise. Il n’y a plus d’étudiantes et d’étudiants dans les universités, mais des clientes et clients cherchant à maximiser leur investissement. Ce qui est en jeu derrière la hausse de 82% des droits de scolarité, c’est une conception de l’éducation à laquelle nous nous opposons » a-t-elle rappelé.

Jeanne Reynolds, co-porte-parole de la Coalition large de l’Association pour une solidarité syndicale étudiante a pour sa part souligné que l’argument de « politiques et de communications publiques » invoqué par le gouvernement Charest pour mettre fin abruptement aux dernières négociations avec les étudiantes et les étudiants illustre bien que l’entêtement du gouvernement est idéologique. Le principe d’« utilisateur-payeur » dans lequel s’inscrit la hausse des frais de scolarité est un des piliers des politiques néolibérales. « Si on accepte une hausse aussi importante des frais de scolarité, le gouvernement risque par la suite d’invoquer encore la prétendue juste part pour vouloir augmenter d’autres tarifs. C’est pour cette raison que toute la population doit se mobiliser massivement » a-t-elle lancé.

Des alternatives fiscales à la tarification des services publics

Il y a derrière la « contribution » santé, la même logique de l’utilisateur-payeur qu’on fait miroiter comme solution miracle au problème de financement a par ailleurs rappelé, Jacques Benoit, coordonnateur de la Coalition Solidarité Santé. Le ministre des Finances avait justifié la mise sur pied de cette taxe en arguant que les fonds ainsi récoltés seraient consacrés au financement des établissements de santé et au développement de nouveaux services. « Cette mesure introduit une dangereuse modification à la fiscalité en y introduisant une taxation spécifique pour le réseau de la santé » dénonce-t-il. En plus, en ayant recours à la tarification, on fait payer le même montant à tout le monde peu importe leur revenu. Encore une fois, les plus pauvres, dont une majorité de femmes et la classe moyenne se retrouvent à payer davantage s’inquiète la Coalition Solidarité Santé. La même chose prévaut pour l’augmentation de 20% à 30% des tarifs d’hydro-électricité annoncée à compter de 2014. « Des choix budgétaires qui remplacent l’impôt progressif par une taxe santé ou par des tarifications, ça ne sert pas à financer nos services publics, ça sert à les marchandiser » ajoute M. Benoit.

Selon la Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics, la privatisation et la sous-traitance ne nous feront pas économiser, elles bénéficieront plutôt aux grandes entreprises et à leurs actionnaires qui continueront de s’enrichir pendant que la majorité de la population s’appauvrit. « Les solutions mise de l’avant à la Conférence de Montréal et par le gouvernement du Québec ne sont pas les nôtres, souligne Véronique Laflamme. Elles détruisent nos services publics et elle s’attaquent à nos droits, elles nous appauvrissent individuellement et collectivement ». La Coalition met de l’avant plusieurs alternatives fiscales qui garantiraient l’accessibilité et la qualité des services publics, dont une réforme majeure de la fiscalité, obligeant les contribuables plus fortunés et les grandes entreprises à payer leur juste part d’impôt. « Nous aussi on veut que tout le monde fasse sa juste part, pas seulement les plus pauvres et la classe moyenne », conclue-t-elle.

Un contexte répressif qui inquiète

La Coalition a profité de l’occasion pour exprimer les graves inquiétudes que suscite le contexte répressif ambiant. « L’ampleur de la crise sociale qui a vu le jour avec la grève étudiante est le signe que de larges couches de la population emboîtent le pas de la protestation sociale, rejetant les orientations sociales et économiques défendues par le gouvernement Charest » a rappelé Dominique Peschard, président de la Ligue des droits et libertés. « Et pour y répondre, ce gouvernement a fait le mauvais choix : celui de la loi et de l’ordre. La Loi 78 renforce les pouvoirs arbitraires, déjà démesurés, des forces policières pour empêcher la tenue de manifestations. Mais, en voulant mettre le couvercle sur la marmite, le gouvernement n’a fait que soulever l’indignation et galvaniser les forces de résistance. La population n’a pas l’intention de renoncer à ses libertés civiles pas plus qu’elle n’a l’intention de se laisser imposer des politiques contraires au bien commun », conclut M. Peschard.

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La Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics regroupe quelques 140 organisations communautaires, étudiantes, féministes et syndicales ayant des assises dans toutes les régions du Québec. Elle a été fondée à l’automne 2009. Pour plus d’information, visitez le site web au http ://www.nonauxhausses.org/

Renseignements :

Véronique Laflamme: 418-956-3403 (cellulaire)


13 juin – Journée nationale d’actions

lundi 4 juin 2012 par Kim

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Le Québec est en pleine ébullition. Entre les manifestations étudiantes, le tintamarre des casseroles, la répression policière et la loi spéciale, le printemps « érable » semble se diriger vers une protestation sociale à la grandeur du Québec. Si la grève était étudiante, le mécontentement, lui, est devenu populaire.

Une journée nationale d’actions le 13 juin prochain

L’Assemblée nationale termine ses travaux le 15 juin et il faut donner un dernier grand coup avant la pause estivale. Ainsi, pour remettre nos revendications et nos alternatives fiscales à l’avant-plan et pour démontrer notre opposition à la loi spéciale, la Coalition en appelle à une journée nationale d’actions le 13 juin 2012 pour revendiquer :

  • L’abolition des hausses de taxes et de tarifs (taxe santé, droits de scolarité et tarifs d’électricité)
  • La mise en place d’alternatives progressistes (par ex., un 4e palier d’impôt pour aller chercher 1 milliard $ dans les poches des plus riches)
  • Le retrait de la loi spéciale

Affiche pour le 13 juin – format pour impression immédiate
Affiche pour le 13 juin – format avec ligne de coupe pour impression

Tract pour le 13 juin

    À MONTRÉAL
    Rassemblement devant la conférence de Montréal devant l’Hôtel Hilton Bonaventure, 900 de La Gauchetière (coin Mansfield) à 12h00


    Loi permettant aux étudiants de recevoir l’enseignement dispensé par les établissements de niveau postsecondaire qu’ils fréquentent / Les groupes sociaux appellent à participer à la manifestation du 22 mai

    lundi 21 mai 2012 par Kim

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    Montréal, 21 mai 2012 – La Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics invite la population à participer à la manifestation le 22 mai organisée par la CLASSE. Suite à l’adoption honteuse de la Loi permettant aux étudiants de recevoir l’enseignement dispensé par les établissements de niveau postsecondaire qu’ils fréquentent, le 18 mai dernier, la Coalition affirme sa volonté de poursuivre la lutte contre la tarification et la privatisation des services publics notamment en ayant recours au droit à la liberté d’expression et à la manifestation. Ainsi, la Coalition  réitère son appui au mouvement étudiant et annonce un plan de riposte à la révolution tarifaire.

    Une loi « très » spéciale
    Cette loi spéciale bafoue les libertés fondamentales protégées par les Chartes canadienne et québécoise des droits et libertés; les libertés d’expression, de réunion pacifique et d’association. La loi spéciale limitera fortement les citoyenEs dans leur droit de manifester leurs opinions à l’endroit qu’ils désirent et elle interdira tout type d’exercice spontané de la liberté d’expression ou de réunion pacifique. « Cette loi est une attaque majeure aux droits fondamentaux ! On a rarement vu quelque chose de cette ampleur au Québec ! » s’insurge Francis Lagacé, vice-président du Conseil central Montréal métropolitain de la CSN et responsable des dossiers éducation.

    Appel à une riposte sociale
    La Coalition appelle la population à ne pas céder  à la campagne de peur orchestrée par le gouvernement Charest et à être nombreuse dans les rues de Montréal à l’occasion de la manifestation étudiante de demain. Les membres de la Coalition seront effectivement nombreux lors cette manifestation.

    La Coalition prépare par ailleurs une riposte sociale à la révolution tarifaire imposée depuis plus de 2 ans par le gouvernement libéral. Une journée nationale d’actions, partout à travers le Québec, ainsi qu’une campagne d’éducation populaire massive sont prévues dans les prochaines semaines. Les membres de la Coalition se sont également donnés comme mandat de réfléchir sérieusement à la possibilité d’une grève sociale dans chacun des groupes de bases et des regroupements. « Ce gouvernement, qui dit vouloir ramener la paix sociale avec sa loi spéciale, ne fait qu’exacerber la grogne populaire. Dans ce contexte où le gouvernement laisse craindre une dangereuse dérive autoritaire, il est de notre devoir de ne pas nous taire et d’exiger un débat public non seulement sur le respect des droits fondamentaux, mais sur la fiscalité, les politiques sociales et l’avenir de notre société ! » continue Véronique Laflamme, du Front d’Action populaire en réaménagement urbain (FRAPRU).

    La Coalition rappelle que, avec la hausse des frais de scolarité de 1625$ sur 5 ans ou de 1778$ sur 7 ans, le gouvernement libéral ira chercher, à terme, 265 millions de dollars par année  alors que depuis plus de deux ans, la Coalition propose plusieurs alternatives fiscales permettant d’aller chercher des revenus beaucoup plus importants pour l’État. À titre d’exemple, ajouter un seul palier d’imposition permettrait d’aller chercher 950 millions $ par année. « Au lieu de limiter les droits de toute la population y compris des étudiantEs et de hausser les frais de scolarité, le gouvernement aurait dû effectuer une réforme juste et équitable de la fiscalité  » conclut Alexa Conradi, présidente de la Fédération des femmes du Québec.

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    Renseignements :
    Véronique Laflamme, FRAPRU : 418- 956-3403
    Nastasia Deleville, FFQ : 514-717-4847

    La Coalition opposée à la tarification et à la privatisation des services publics regroupe quelques 140 organisations communautaires, étudiantes, féministes et syndicales ayant des assises dans toutes les régions du Québec. Elle a été fondée à l’automne 2009. Pour plus d’information, visitez le site web au http ://www.nonauxhausses.org/ .


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